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31 - 01 - 2018

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Entretien avec Nora Dargazanli, lauréate du Prix Safran pour la Musique 2017

Nora Dargazanli est une jeune claveciniste de 21 ans. Lauréate du Prix Safran pour la Musique 2017, elle revient sur son parcours.

MA Actualites Portrait Nora Dargazanli Entretien avec Nora Dargazanli, lauréate du Prix Safran pour la Musique 2017Quel est votre parcours ? Expliquez-nous votre choix pour le clavecin ? Faites-nous part des différences entre le clavecin et le piano et de vos préférences, en terme de répertoire ?

Mes parents m’ont inscrite au conservatoire de Cachan, à 8 ans. A l’entrée, nous avons la possibilité d’essayer 5 instruments avant de choisir celui que l’on veut étudier. L’avant-dernier étant la trompette, j’ai tellement adoré cet instrument que je ne voulais même plus essayer le dernier de la liste. Néanmoins, mes parents ont insisté pour que je les essaye tous… et je me souviens encore du premier contact avec le clavecin. Cet instrument m’a tout de suite fasciné. Je pense qu’il intrigue beaucoup les enfants car il ne fait pas forcément parti de leur quotidien comme le piano ou le violon mais il touche à leur imaginaire, peut-être un peu comme la harpe…

Plus tard, à la fin du collège, j’ai essayé le violon. Cet instrument me trottait dans la tête depuis longtemps et je ne voulais pas regretter de ne pas avoir essayé. Après deux ans de pratique, il n’y a avait plus de doute, j’ai souhaité me concentrer uniquement sur le clavecin. La palette de travail était plus large à mes yeux. C’est certainement aussi une question de répertoire, car je suis très attachée au répertoire baroque. Il m’inspire et me touche énormément. Il est aussi extrêmement vaste et très varié, contrairement à ce que l’on pourrait entendre parfois ! Il n’est pas évident de comparer le piano et le clavecin car les répertoires sont justement très différents. Si nous devons parler de nuances, le clavecin en créé peut-être de manière moins efficace et « automatique », mais c’est cela que je trouve magnifique. Il faut imaginer parfois et souvent même « faire comme si »… Le clavecin à l’époque était l’instrument de travail des compositeurs, donc ces derniers n’entendaient pas que la ligne de clavecin mais également celles de la flûte, de la viole ou du violon. En tant qu’interprète nous devons entendre toutes ces lignes quand nous jouons. Le travail est tout à fait différent de celui du piano !

Que représente pour vous le Prix Safran pour la musique ? Quel est votre sentiment concernant le concert du 9 février prochain aux côtés de Justin Taylor, parrain du Prix Safran ?

Je suis tout d’abord très heureuse d’avoir gagné ce prix pour l’opportunité qu’il m’offre de pouvoir revenir jouer en février 2018 ! J’ai aussi été très émue d’avoir pu partager ce moment avec mes parents qui ne sont pas du tout musiciens, et toujours ravis de venir écouter les concerts ! Jouer avec Justin le 9 février prochain me réjouit énormément. Je suis très heureuse à l’idée de travailler et partager la scène avec lui, c’est un excellent musicien et extrêmement bienveillant ! En plus, le programme est magnifique ! Cela va assurément être une très belle expérience et en prime, dans un lieu magique ! C’est d’ailleurs ce cadre du Grand Salon qui m’a permis de me détendre le jour du concours, je me suis laissée emporter par l’endroit !

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Je suis actuellement en M1 au CNSMDP, il me reste encore deux ans d’études dans la classe d’Olivier Baumont. Je compte profiter pleinement de ces deux dernières années car je réalise à quel point je suis privilégiée d’étudier au Conservatoire de Paris. Nous sommes entourés de professeurs incroyables avec lesquels nous travaillons sur des projets passionnants et toujours très variés! En décembre, nous jouerons à Herbault avec la classe les concertos à 2, 3 et 4 clavecins de Bach. Nous travaillons également avec la classe d’accompagnement vocal et les chanteurs sur l’opéra Jules César de Haendel que nous jouerons à la Philharmonie de Paris en mars ! Je souhaite profiter de ce cadre car l’après dépend de beaucoup de choses. Je veux jouer le plus possible, c’est certain !

Nora Dargazanli sera en concert au musée de l’Armée le 9 février aux côtés de Justin Taylor.
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2 commentaires

  1. 7 février 2018 à 23h28

    Claudette Delphis | musee-armee

    Felicitations & merci de partager avec nous votre superbe talent. Claudette Delphis
  2. 6 février 2018 à 20h01

    varallo Aline |

    Bravo Nora . Je pense que tes parents sont fières de toi