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	<title>Le blog des actualitésguerres - Le blog des actualités</title>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 19 : Le lapin et le lièvre</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Oct 2017 12:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9574" style="width: 390px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2001.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9438"><img aria-describedby="caption-attachment-9574" loading="lazy" class="wp-image-9574" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2001-457x330.jpg" alt="" width="380" height="275" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2001-457x330.jpg 457w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2001-50x36.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2001-300x217.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2001-768x555.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2001.jpg 800w" sizes="(max-width: 380px) 100vw, 380px" /></a><p id="caption-attachment-9574" class="wp-caption-text"><em>Le Capitaine dînera</em>, lithographie d’après Louis Albert Guislain Bacler d’Albe, (1761-1824), planche 77 du tome 1 <em>Souvenirs pittoresques du général Bacler d’Albe</em>, Paris, Engelmann, 2 vol., 1819-1822, Est C5 © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Émilie Cambier</p></div>
<div style="float: right;width: 40%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p>Cette estampe montre un soldat tenant un lièvre à la main. Sur la gauche, des soldats se reposent sous un abri tandis qu’à l’arrière-plan, d’autres militaires chassent le lièvre. Cette image illustre un des aspects de la vie des soldats en campagne, celui du bivouac. En campagne, l’approvisionnement en vivres est parfois incertain et, pour améliorer leur quotidien, les soldats pratiquent la maraude dans les villages situés à proximité du campement.</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2002.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9488"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9575" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2002-580x251.jpg" alt="" width="220" height="95" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2002-580x251.jpg 580w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2002-50x22.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2002-300x130.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2002.jpg 620w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>En-tête du journal de tranchée <em>Le Lapin à plumes</em>. À la fin de l’année 1914, la guerre de position s’installe et les soldats creusent des tranchées dans lesquelles il vivent et combattent. Pour échapper à leur difficile quotidien, ils rédigent et illustrent des gazettes appelées journaux de tranchées. <em>Le Lapin à plumes</em> constitue le supplément illustré au <em>Canard Poilu</em>, « journal du front, hebdomadaire, torsif et antiboche », organe officiel des poilus du 15e corps. 32 numéros sont publiés entre octobre 1914 et mai 1916. Chaque en-tête est due à l’illustrateur Marcel Jeanjean (1893-1973) et montre les combattants, transformés en lapins, occupés à différentes activités : combattant dans les tranchées (n°1 et 5), en train de cuisiner (n°8), à l’assaut (n°11),  communiquant au téléphone (n°19) ou encore à l’infirmerie (n°20). Qu’ils soient français ou allemands, tous les soldats prennent la forme d’un lapin, comme le montre le n°17, représentant des lapins prisonniers allemands.  D’autres animaux vivants dans des terriers ou creusant la terre, comme la taupe, le blaireau, sont également utilisés pour désigner ou représenter le soldat dans les tranchées. © Paris, musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2003.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9576"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9576 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2003-216x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_2003" width="216" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2003-216x330.jpg 216w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2003-46x70.jpg 46w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2003-197x300.jpg 197w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2003.jpg 524w" sizes="(max-width: 216px) 100vw, 216px" /></a></p>
<p>Martial Peyrichou, <em>Le Kronprinz. Tambour des lapins de la Garde</em>, carte postale, 1914. Le <em>Kronprinz</em>, fils de Guillaume II, est ici caricaturé sous la forme d’un lièvre portant le casque à pointe. La légende, <em>Le Kronprinz, tambour major des Lapins de la Garde</em> fait probablement allusion à sa formation militaire qui, selon la tradition des princes prussiens, débute dans le 1er régiment d’infanterie de la Garde. Pendant la Première Guerre mondiale, le <em>Kronprinz</em> prend le commandement de la Ve armée. Il se distingue surtout par sa frivolité, si bien que la presse britannique le surnomme <em>Clown Prince</em>. La presse satirique française reprend cette image notamment à la une de <em>La Baïonnette</em> du 22 juillet 1915, montrant le <em>Kronprinz</em> chevauchant un lapin blanc nommé <em>Clownprinz</em>. Faut-il voir dans ce dessin une allusion à l’un des traits de caractère du lièvre, naturellement craintif, qui détale au moindre bruit inconnu ? © Paris, musée de l’Armée</p>
</div>
<h1><strong>Le lapin et le lièvre</strong></h1>
<p style="text-align: center">« Comment ! des animaux qui tremblent devant moi !<br />
Je suis donc un foudre de guerre ? »<br />
Jean de La Fontaine <em>Le lièvre et les Grenouilles</em></p>
<h2><em><strong>Cunicularii</strong></em></h2>
<p>Les Romains utilisent l’image du lapin et désignent les sapeurs et mineurs du nom de <em>munitores</em>, <em>fossores</em>, <em>fodientes</em> ou encore <em>cunicularii</em>. Le terme <em>cuniculus</em>, ou lapin, désigne la galerie souterraine creusée par les mineurs pour les approches souterraines lors des sièges.</p>
<p>Plus tard, dans ses <em>Chroniques</em>, Jean Froissart relate un épisode de la guerre de Cent Ans : une bataille opposant le roi Philippe VI de Valois au roi d’Angleterre Édouard à Buironfosse en 1339. Avant la bataille, il est décidé de nommer de nouveaux chevaliers. Au moment où les deux armées se font face, un lièvre étant venu semer la panique, le combat n’a finalement pas lieu. Les chevaliers consacrés alors ont été surnommés « chevaliers du lièvre ».</p>
<h2><strong>Peau de lapin</strong></h2>
<p>Les poils de lapins permettent de réaliser des vêtements chauds et imperméables. Ainsi la fourrure de lapin est utilisée pour confectionner des manteaux. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une journaliste du <em>Chicago Tribune</em>, Sigrid Schultz (1893-1980), fait la découverte, dans la villa d’Heinrich Himmler (1900-1945), d’un album de photographies relatives au « Projet Angora ». Il s’agit d’un programme initié en 1941 par Himmler, visant à élever des lapins de race angora, prévoyant des soins vétérinaires particuliers et une nourriture contrôlée, pour produire de la laine destinée à la fabrication des uniformes de l’armée – pulls, chaussettes, caleçons. À cet effet, des sections spéciales d’éleveurs de lapins sont formées, les <em>Reichsfachgruppen Kaninchenzüchter</em>. En 1943, le <em>Projet Angora</em> réunit environ 65 000 lapins, élevés dans les camps de concentration, et produisant 5 tonnes de laine. L’album intitulé <em>Angora Rabbit Raising in Nazi Concentration Camps</em> est conservé aujourd’hui à la <em>Wisconsin Historical Society</em> à Madison.</p>
<h2><strong>Des lapins aux Invalides</strong></h2>
<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, Georges Morin, fonctionnaire à l’Office national des Anciens combattants (ONAC) vit avec sa femme Denise et sa fille Yvette, aux Invalides. Engagée dans le réseau de Résistance Action Vengeance de la France Combattante en 1940, cette famille cache aux Invalides des aviateurs anglais, américains et canadiens, entre 1942 et 1944, avant de les faire transférer avec de faux papiers vers l’Espagne ou l’Angleterre. Les aviateurs de passage surnomment Denise Morin, <em>Mammy Rabbit</em> car elle élève des lapins pour les nourrir. La famille Morin est arrêtée par la Gestapo le 5 juillet 1944 et déportée. Une plaque commémorative mentionnant l’action de Georges est visible aux Invalides.</p>
<p>Les visiteurs peuvent aujourd’hui encore, remarquer la présence de nombreux lapins de garenne du côté de la façade nord.</p>
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<div id="attachment_9577" style="width: 260px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2004.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9577"><img aria-describedby="caption-attachment-9577" loading="lazy" class="wp-image-9577" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2004-501x330.jpg" alt="Deux lapins sur l’esplanade des Invalides. © Paris, musée de l’Armée" width="250" height="165" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2004-501x330.jpg 501w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2004-50x33.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2004-300x198.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_2004.jpg 700w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></a><p id="caption-attachment-9577" class="wp-caption-text">Deux lapins sur l’esplanade des Invalides. © Paris, musée de l’Armée</p></div>
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<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-19-le-lapin-et-le-lievre/">Animaux & guerres, épisode 19 : Le lapin et le lièvre</a> first appeared on <a href="https://actualites.musee-armee.fr">Le blog des actualités</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 18 : L&#8217;ours</title>
		<link>https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-18-lours/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 12:36:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9559" style="width: 437px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1901.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9438"><img aria-describedby="caption-attachment-9559" loading="lazy" class="wp-image-9559 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1901-427x330.jpg" alt="" width="427" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1901-427x330.jpg 427w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1901-50x39.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1901-300x232.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1901-768x593.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1901.jpg 1000w" sizes="(max-width: 427px) 100vw, 427px" /></a><p id="caption-attachment-9559" class="wp-caption-text"><em>Carte symbolique de l’Europe. Guerre Libératrice 1914-1915</em> imprimée par les éditions Delandre et dessinée par B. Crétée © Paris, musée de l’Armée</p></div>
<div style="float: right;width: 40%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p>Cette carte illustre la situation politique en 1914-1915 du point de vue de la Russie. Les différentes nations y sont représentées par des stéréotypes ou des symboles nationaux. Le tsar Nicolas II occupe une place prépondérante. Dans son empire plusieurs ours et oursons sont représentés ainsi que deux autres espèces d’animaux. Une allégorie féminine tenant le drapeau orné de l’aigle bicéphale semble encourager le tsar en se penchant vers lui, une main posée sur son épaule. Le tsar pique avec assurance la croupe du taureau allemand qui charge la France, figurée par Marianne et un coq vindicatif.</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1902.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9488"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9560" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1902-496x330.jpg" alt="" width="220" height="146" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1902-496x330.jpg 496w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1902-50x33.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1902-300x200.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1902.jpg 600w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>Mousquet à mèche fabriqué vers 1590-1600. L’arme, utilisée à la chasse comme à la guerre, est un objet de valeur et un symbole de puissance pour celui qui la possède. Des ours en ivoire, debout et armés comme des hommes, décorent la crosse du mousquet. Comme dans les fables d’Ésope ou de La Fontaine, des animaux humanisés permettent d’évoquer les hommes. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Tony Querrec</p>
</div>
<h1><strong>L&rsquo;ours</strong></h1>
<h2><strong>Le guerrier absolu</strong></h2>
<p>L’ours incarne pendant longtemps, chez les Celtes, les Germains, les Baltes, les Slaves, mais aussi chez les Lapons, les Japonais&#8230;, la figure du guerrier invincible et celle du roi. Il est le roi des animaux en Europe, l’animal totémique que les jeunes hommes doivent combattre et tuer lors des rites d’initiation pour accéder au monde des guerriers adultes. Le combattant utilise son nom, ses canines, ses griffes ou ses poils comme talismans pour se sentir protégé, pour s’approprier les forces de l’animal et/ou effrayer l’adversaire. Son image est aussi présente sur les enseignes, les armes et les armures.</p>
<h2><strong>Trop sauvage ?</strong></h2>
<p>Dans son livre, <em>L’ours, histoire d’un roi déchu</em> (La librairie du XXIe siècle Seuil, 2007), Michel Pastoureau rappelle qu’au IIe siècle de notre ère, Pausanias (v. 115-v. 180) écrit dans sa description de la Grèce, Graeciae descriptio, qu’« autrefois » les hommes d’Arcadie – en grec ancien arktos signifie « ours » –, en guerre contre Sparte revêtaient des peaux d’ours pour partir au combat. Michel Pastoureau évoque également saint Boniface qui en 742, alors qu’il est en mission en Saxe, mentionne à Daniel, l’évêque de Winchester, le « rituel des païens » de se déguiser en ours et de boire du sang de cet animal avant de partir au combat. L’Église chrétienne combat longuement et violemment cette fascination des païens pour l’ours et finit par faire de ce dernier une créature représentant six des sept péchés capitaux quand il n’est pas un animal de foire que l’on montre enchaîné.</p>
<table border="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td style="vertical-align: top;background-color: #e6edee;text-align: left" width="50%; font-size: 11px;"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1903.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9443"><img loading="lazy" class="alignright wp-image-9561" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1903-269x330.jpg" alt="" width="220" height="270" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1903-269x330.jpg 269w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1903-50x61.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1903-244x300.jpg 244w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1903.jpg 570w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>Bonnet à poil de sous-officier d’un régiment de chasseurs à pied de la Garde impériale. Dès le XVIIe siècle, des soldats choisis pour leur grande taille et leur force, nécessaire au lancement de grenades, forment un corps à part, mieux payé que les autres unités en raison de la dangerosité de la tâche. Pour faciliter le jet de la grenade, le tricorne est remplacé par un bonnet, sans rebords, qui augmente petit à petit en hauteur et permet d’impressionner l’adversaire. L’ajout d’une peau d’ours, animal réputé pour sa très grande force, autour du bonnet n’est pas très bien daté aujourd’hui encore et semble venir de l’est de l’Europe. Ce bonnet, coûteux et encombrant est, au cours des siècles, cantonné au défilé ou au contraire porté ostensiblement sur le champ de bataille, à l’époque napoléonienne notamment, pour distinguer la troupe d’élite que constitue la Garde impériale. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div style="float: right;width: 40%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1904.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9562"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9562" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1904-329x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_1904" width="220" height="221" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1904-329x330.jpg 329w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1904-50x50.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1904-300x300.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1904.jpg 697w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a>Décoration de l’ordre de Lacplesis ou du Tueur d’ours remise au maréchal Foch. Cet ordre de guerre de Lettonie est créé en 1919, par Janis Balodis alors commandant en chef de l’armée lettone. L’ordre doit son nom à un poème épique, écrit entre 1872 et 1887 qui relate l’histoire d’un héros médiéval, Lacplesis – le déchireur d’ours en letton – qui aurait défendu la Lettonie contre les envahisseurs allemands. La médaille ci-dessus représente ce héros réputé pour avoir tué un ours à mains nues. © Paris, musée de l’Armée</p>
</div>
<h2><strong>Caricature des Russes</strong></h2>
<p>Au XVIIe siècle alors que l’Empire russe cherche à s’étendre, les Britanniques se moquent de cette soif de conquête en caricaturant ce pays incarné par un ours. Ils opposent ainsi à leur propre emblème, le noble lion ou léopard, l’ours barbare et fainéant qui hiberne des mois durant puis se réveille de manière inattendue et violente.</p>
<p>Dans les années 1950, le Soviétique Andreï Tupolev met au point un bombardier lourd, le Tu-95. Cet avion de reconnaissance – le plus bruyant du monde – est utilisé pour patrouiller pendant la Guerre froide. Selon la codification de l’OTAN, cet avion gigantesque – il mesure 46 m de long et 50 m d’envergure – est dénommé « Bear » (B pour bombardier) ou « l’Ours ». Il est toujours en service dans l’armée russe de nos jours.</p>
<p>Les « codes OTAN » sont un système de désignation employé par l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord pour nommer et répertorier les matériels militaires originaires des pays de l’ancien pacte de Varsovie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-18-lours/">Animaux & guerres, épisode 18 : L’ours</a> first appeared on <a href="https://actualites.musee-armee.fr">Le blog des actualités</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 14 : Dromadaires &#038; chameaux</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Oct 2017 08:10:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Mousquet à mèche fabriqué vers 1590-1600 © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Tony Querrec Bât de dromadaire présenté dans les espaces du musée de l’Armée liés à la campagne d’Égypte © Paris, musée [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9476" style="width: 505px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1501.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9438"><img aria-describedby="caption-attachment-9476" loading="lazy" class="wp-image-9476 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1501-495x330.jpg" alt="" width="495" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1501-495x330.jpg 495w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1501-50x33.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1501-300x200.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1501.jpg 600w" sizes="(max-width: 495px) 100vw, 495px" /></a><p id="caption-attachment-9476" class="wp-caption-text"><em>Bonaparte sur un dromadaire désignant l’horizon</em>. Statuette en bronze conçue par Henri-Alfred Jacquemart (1824-1896), fondue par Ferdinand Barbedienne (1810-1892). Le général Bonaparte teste cette monture en Égypte et le musée africain de l’île d’Aix conserve un dromadaire naturalisé qu’il aurait monté pendant cette campagne. L’image du futur empereur sur un dromadaire frappe les esprits et plusieurs artistes du courant orientaliste le représentent ainsi. Sur la version ci-dessus, Napoléon est saisi dans l’attitude du chef de guerre qui tout à la fois désigne l’objectif à atteindre et se retourne vers son armée pour l’encourager à le suivre. Le dromadaire est quant à lui placide. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Thierry Ollivier</p></div>
<div style="float: right;width: 40%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1502.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9477" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1502-497x330.jpg" alt="" width="220" height="146" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1502-497x330.jpg 497w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1502-50x33.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1502-300x199.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1502.jpg 758w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>Mousquet à mèche fabriqué vers 1590-1600 © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Tony Querrec</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1503.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9318"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9478" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1503-563x330.jpg" alt="" width="220" height="129" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1503-563x330.jpg 563w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1503-50x29.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1503-300x176.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1503-768x450.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1503.jpg 800w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>Bât de dromadaire présenté dans les espaces du musée de l’Armée liés à la campagne d’Égypte © Paris, musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1504.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9479"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9479" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1504-424x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_1504" width="220" height="171" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1504-424x330.jpg 424w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1504-50x39.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1504-300x234.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1504-768x598.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1504.jpg 800w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p><em>Scène de la campagne d’Égypte </em>© Paris, musée de l’Armée</p>
</div>
<h1><strong>Dromadaires &amp; chameaux</strong></h1>
<h2><strong>À une ou deux bosses</strong></h2>
<p>Le dromadaire et le chameau sont présents dès l’Antiquité sur les champs de bataille en Afrique, en Asie, mais également en Europe où les deux espèces ont été introduites entre le Ier et le IIIe siècle après J.-C.</p>
<h2><strong>Le porteur</strong></h2>
<p>Flegmatique, le chameau est un excellent animal de bât, capable de parcourir de grandes distances d’une traite avec des centaines de kilos sur le dos, ce qui en fait un atout précieux pour les convois militaires.</p>
<h2><strong>Le coureur, <em>dromas</em></strong></h2>
<p>Rapide et nerveux, le dromadaire – du grec <em>dromas</em> – est plutôt utilisé lors des combats, soit pour amener rapidement les troupes sur les lieux des affrontements, soit pour être lancé contre la cavalerie adverse, son odeur et son aspect effrayant les chevaux.</p>
<p>Abondamment utilisé dans les armées orientales, cet animal n’est présent que de façon occasionnelle ou anecdotique dans les armées européennes jusqu’à la campagne d’Égypte pendant laquelle Bonaparte crée le premier régiment français de dromadaires. Cette unité d’élite doit pallier le manque de chevaux sur le territoire occupé, en instaurant de nouvelles tactiques militaires. Les dromadaires ne combattent pas directement. Ils amènent les soldats sur les lieux des combats où les fantassins mettent pied à terre pour se battre de manière classique. En cas d’avantage, les dromadaires sont également parfaits pour poursuivre l’ennemi lors des retraites afin de s’assurer une victoire totale.</p>
<p>Les résultats de ce régiment incitent les puissances coloniales du XIXe siècle à utiliser les ressources animales des territoires occupés. L’armée anglaise notamment emploie des corps de méharistes en Égypte et en Afghanistan. Comme les chevaux, les dromadaires sont progressivement remplacés au cours du XXe siècle par des véhicules automobiles. Aujourd’hui les seules unités méharistes combattantes encore montés sur des dromadaires appartiennent à l’armée indienne et assurent la surveillance de la frontière pakistanaise&#8230;</p><p>The post <a href="https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-14-dromadaires-chameaux/">Animaux & guerres, épisode 14 : Dromadaires & chameaux</a> first appeared on <a href="https://actualites.musee-armee.fr">Le blog des actualités</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 13 : Le chien</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Oct 2017 14:57:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Collier de chien réalisé vers 1772, portant gravé le nom de l’officier propriétaire de l’animal ainsi que celui du régiment. La qualité d’exécution de l’objet montre combien cet officier tenait à son animal. © Paris, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9466" style="width: 423px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1401.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9438"><img aria-describedby="caption-attachment-9466" loading="lazy" class="wp-image-9466 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1401-413x330.jpg" alt="" width="413" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1401-413x330.jpg 413w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1401-50x40.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1401-300x240.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1401-768x613.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1401.jpg 800w" sizes="(max-width: 413px) 100vw, 413px" /></a><p id="caption-attachment-9466" class="wp-caption-text"><em>Apperamiento</em>, anonyme, XVIIe siècle. Pendant la conquête du Mexique et du Pérou, Hernán Cortés et Francisco Pizarro utilisent des chiens de meute selon la technique de l’« apperamiento » qui consiste à jeter des molosses sur l’ennemi. Les chiens immobilisaient les Indiens et les égorgeaient s’ils tentaient de s’enfuir. © Paris, musée de l’Armée</p></div>
<div style="float: right;width: 40%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1402.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-9467 aligncenter" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1402-448x330.jpg" alt="" width="220" height="162" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1402-448x330.jpg 448w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1402-50x37.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1402-300x221.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1402-768x565.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1402.jpg 800w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>Collier de chien réalisé vers 1772, portant gravé le nom de l’officier propriétaire de l’animal ainsi que celui du régiment. La qualité d’exécution de l’objet montre combien cet officier tenait à son animal. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1403.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9468" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1403-440x330.jpg" alt="" width="220" height="165" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1403-440x330.jpg 440w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1403-50x38.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1403-300x225.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1403-768x576.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1403.jpg 800w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p><em>Chien pleurant un soldat de la Grande Armée</em>, anonyme. Vu la race, il pourrait s’agir du célèbre Moustâche (v. 1799-1810). En son honneur, une plaque commémorative a été installée, le 11 mars 2006, au cimetière des chiens d’Asnières-sur-Seine par les Amis du Patrimoine Napoléonien. © Paris, musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1404.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9463"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9463" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1404-505x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_1404" width="220" height="144" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1404-505x330.jpg 505w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1404-50x33.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1404-300x196.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1404-768x502.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1404.jpg 800w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>Carte postale humoristique. Un chien sanitaire accompagné d’un blessé français urine sur le casque à pointe d’un soldat allemand. De nombreuses cartes postales de ce type ont été imprimées pendant la Première Guerre mondiale © Paris, musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1405.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9464"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9464" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1405-484x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_1405" width="220" height="150" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1405-484x330.jpg 484w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1405-50x34.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1405-300x205.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1405-768x524.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1405.jpg 800w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p><em>La violence. Au dortoir, block 27. Décembre 1943 Ravensbrück</em>, dessin de Jeanne Letourneau (1895-1979). © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Marie Bour</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1406.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9465"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9465" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1406-310x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_1406" width="220" height="234" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1406-310x330.jpg 310w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1406-50x53.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1406-282x300.jpg 282w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/10/MA_BA_Animaux_1406.jpg 563w" sizes="(max-width: 220px) 100vw, 220px" /></a></p>
<p>Brassard de maitre de chien du Quartier général du secteur français de Berlin, 2e moitié du XXe siècle. Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p>
</div>
<h1><strong>Le chien</strong></h1>
<h2><strong>Fidèle au poste</strong></h2>
<p>Le chien est un acteur important du monde militaire. Son obéissance, son odorat particulièrement développé, l’agressivité potentielle de certaines races en font un allié très précieux pour le soldat. Bien que son utilité fasse l’unanimité, il a été employé de façons très variables suivant les époques et les armées.</p>
<h2><strong>À l&rsquo;attaque !</strong></h2>
<p>Il existe de nombreuses phalanges canines pendant l’Antiquité au Moyen Orient. Des molosses, notamment des dogues du Tibet, sont dressés par les Assyriens et les Perses et sont lancés sur l’ennemi. En Occident, malgré l’existence de hordes chez les Gaulois et les Germains, les chiens sont principalement dévolus à la garde des places fortes.</p>
<h2><strong>Crocs dehors</strong></h2>
<p>Au Moyen Âge et pendant la Renaissance, si les chiens ne combattent pas ou peu en Europe, ils sont en revanche abondamment utilisés pour contraindre les populations locales durant les guerres de conquêtes en Asie et en Amérique. Ils servent aussi à pourchasser les esclaves qui s’enfuient des plantations.</p>
<h2><strong>Cynophilie</strong></h2>
<p>Sous Louis XIV, bien qu’il existe en France un réel intérêt pour la cynophilie, le chien est avant tout un animal de prestige, d’agrément ou de chasse. Au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, l’armée française ne possède pas de véritables meutes militaires mais de nombreuses brigades possèdent un chien mascotte. Les témoignages et les représentations de chiens accompagnant le quotidien des soldats abondent. On peut notamment citer un certain Moustâche, un barbet qui a participé à la majorité des campagnes du Directoire et du Premier Empire. Pendant les guerres de colonisation en Afrique du Nord, les chiens sont à la fois utilisés par les colonisateurs et par les populations locales.</p>
<h2><strong>Multitâche</strong></h2>
<p>Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la cynophilie se développe dans toute l’Europe.  Après la guerre de 1870, les Allemands se lancent dans le dressage systématique de chiens de guerre.  En raison de la prédominance des armes à feu sur le champ de bataille, les unités canines n’attaquent pas l’ennemi. Leurs missions se diversifient : sentinelles, porteurs, patrouilleurs et estafettes chargées de la transmission des messages. Il existe également des unités sanitaires qui sont chargées de retrouver les blessés et de leur porter secours.</p>
<h2><strong>Unités canines</strong></h2>
<p>Alors qu’au début de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne dispose de plus de 5 000 chiens dressés, la France accuse du retard. Le ministère de la Guerre ne croit pas au potentiel des unités canines mais se décide tout de même tardivement, en 1917, à créer des centres de dressage. Ces derniers donnent progressivement de bons résultats malgré une organisation un peu erratique.</p>
<p>En 1918, ces faits encourageants n’empêchent pas la démobilisation et la fin du dressage des chiens français. En Allemagne, au contraire, est créé en 1938 le plus grand centre cynophile d’Europe à Kummersdorf. Des centaines de milliers de chiens de guerre y sont dressés, dont une partie servira de chiens de garde dans les camps de concentration.</p>
<p>Pendant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des armées sont pourvues de chiens de combat. Les unités canines américaines se distinguent par leur férocité lors des attaques commando. Les Russes munissent leurs animaux de mines et les envoient vers les lignes ennemies pour y faire exploser les chars allemands tandis que les Japonais emploient des chiens pendant l’invasion de la Chine. À la fin du conflit, la France récupère 600 chiens allemands. Ils constitueront la base des unités canines employées pendant les guerres de décolonisation.</p>
<h2><strong>Toujours en service</strong></h2>
<p>Les chiens militaires existent encore aujourd’hui. Commandos, pisteurs ou démineurs, ils possèdent comme tout soldat un paquetage et un matricule. Ils sont susceptibles d’être envoyés sur tous les terrains d’intervention.</p>
<p><strong>Pour en savoir plus :</strong> <em>Les animaux-soldats. Histoire militaire des animaux des origines à nos jours</em> par Martin Monestier, le Cherche Midi éditeur, 1996.</p><p>The post <a href="https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-13-le-chien/">Animaux & guerres, épisode 13 : Le chien</a> first appeared on <a href="https://actualites.musee-armee.fr">Le blog des actualités</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 9 : Des insectes</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Sep 2017 08:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Premiere Guerre mondiale]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le n°18 du journal de tranchée Ver luisant, paru en 1917, une rubrique humoristique raconte la guerre vue par un pou. Il figure ci-dessus sur le crâne d’un homme, rédigeant ses Mémoires d’un pou. [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9349" style="width: 493px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1001.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9316"><img aria-describedby="caption-attachment-9349" loading="lazy" class="wp-image-9349 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1001-483x330.jpg" alt="" width="483" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1001-483x330.jpg 483w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1001-50x34.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1001-300x205.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1001-768x525.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1001.jpg 800w" sizes="(max-width: 483px) 100vw, 483px" /></a><p id="caption-attachment-9349" class="wp-caption-text"><em>La Chasse en 1re ligne</em> ou <em>La chasse aux « totos » dans une tranchée de Champagne</em>, photographie de Louis-Paul Pelissard (1878-1934), été 1915. Les soldats éliminent les puces et les poux qui infestent leurs vêtements et leurs corps. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p></div>
<div style="float: right;width: 45%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1002.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9350" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1002-323x330.jpg" alt="" width="230" height="235" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1002-323x330.jpg 323w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1002-50x51.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1002-294x300.jpg 294w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1002.jpg 685w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Dans le n°18 du journal de tranchée <em>Ver luisant</em>, paru en 1917, une rubrique humoristique raconte la guerre vue par un pou. Il figure ci-dessus sur le crâne d’un homme, rédigeant ses <em>Mémoires d’un pou. Voyages autour du front</em>. © Paris, musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1003.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9318"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9351" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1003-234x330.jpg" alt="" width="230" height="325" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1003-234x330.jpg 234w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1003-50x70.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1003-213x300.jpg 213w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1003.jpg 567w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>En octobre 1914, l’artiste Mathurin Méheut (1882-1958) est incorporé au 136e régiment d’infanterie d’Arras. Puis de 1916 à 1917, il est détaché au service topographique et cartographique à Sainte-Menehould puis à Bergues. <em>La chasse aux Totos</em> est l’un de ses <em>Croquis de guerre</em> témoignant de la vie dans les tranchées. © Paris, musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1004.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9336"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9348" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1004-511x330.jpg" alt="" width="230" height="149" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1004-511x330.jpg 511w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1004-50x32.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1004-300x194.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1004-768x496.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_1004.jpg 800w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Carte postale humoristique intitulée <em>Chasse aux puces.</em> © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette<a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0905.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9337"><br />
</a></p>
</div>
<h1><strong>Des insectes</strong></h1>
<h2><strong>Jusque dans la tombe</strong></h2>
<p>Des cadavres de poux de corps ont été découverts près des squelettes de soldats de l’armée napoléonienne lors de fouilles archéologiques conduites à Vilnius entre 2001 et 2003. Les poux de corps se nourrissent des fibres textiles des vêtements et y pondent leurs œufs pour se reproduire. Les poux peuvent être porteurs du typhus, cause du décès de nombreux combattants ou de civils qui accompagnaient les troupes à cette époque.</p>
<h2><strong>La chasse aux totos</strong></h2>
<p>Pendant la Première Guerre mondiale, le manque d’hygiène des soldats, dû à la vie dans les tranchées entraine le pullulement des parasites comme les poux et les puces mais aussi de rats. Les soldats en parlent souvent et tentent de dédramatiser la situation par l’humour, ils surnomment les parasites « les totos ». Le terme est utilisé dans certaines localités ou milieux avant la Première Guerre mondiale, mais son emploi se généralise très largement avec le conflit. Il fait peut-être référence au monde de l’enfance et au personnage que plusieurs auteurs et dessinateurs évoquent comme un mauvais garnement, un cancre impertinent qui fait des farces. La chasse aux totos est un thème récurrent sur les cartes postales de la Grande Guerre. Pour les Français, le Toto est assimilé aux Boches, terme familier pour désigner les Allemands, « on le chasse et on l’écrase&#8230; ». Les mesures préventives se développent, on trouve bientôt dans le paquetage du soldat des boîtes de beurre de pyrèthre, un répulsif contre les insectes.</p>
<h2><strong>Les rendre utiles</strong></h2>
<p>L’évolution des technologies permet par la suite d’envisager une utilisation des parasites dans un contexte militaire. Des recherches ont ainsi été menées, par exemple par le laboratoire américain <em>Limited Warfare Laboratory</em>, pour utiliser les poux, les puces, les tiques, les punaises, les moustiques, afin de détecter des intrus dans une zone. Dans le livre <em>The War Animals</em> paru en 1977, le scientifique Robert E. Lubow relate une série d’expérimentations peu concluantes : le pou est jugé trop paresseux et peu doué, la puce impropre car animée d’une insatiable appétence, la tique inutilisable car elle se déplace trop silencieusement et la punaise trop sujette à délivrer de « fausses alertes ». Il reste le moustique qui repère sa proie, s’excite, vole vers elle et lui perce la peau avec sa trompe pour se nourrir [&#8230;]. Aujourd’hui, le développement des nanotechnologies oriente les recherches par exemple sur des robots-moustiques, dotés des même capacités de déplacement que l’insecte et à même de s’approcher discrètement de sa cible.</p><p>The post <a href="https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-9-des-insectes/">Animaux & guerres, épisode 9 : Des insectes</a> first appeared on <a href="https://actualites.musee-armee.fr">Le blog des actualités</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 8 : L&#8217;éléphant</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Sep 2017 08:10:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9333" style="width: 357px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0901.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9316"><img aria-describedby="caption-attachment-9333" loading="lazy" class="wp-image-9333 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0901-347x330.jpg" alt="" width="347" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0901-347x330.jpg 347w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0901-50x48.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0901-300x285.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0901-768x730.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0901.jpg 800w" sizes="(max-width: 347px) 100vw, 347px" /></a><p id="caption-attachment-9333" class="wp-caption-text"><em>Insigne de la 4e Cie de Caterpillar du 84e régiment d’artillerie</em> peint par François Mourgues (1884-1954), vers 1917. © Paris, musée de l’Armée, dist. RMN-GP Émilie Cambier</p></div>
<div style="float: right;width: 45%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0902.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9334" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0902-451x330.jpg" alt="" width="230" height="168" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0902-451x330.jpg 451w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0902-50x37.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0902-300x219.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0902.jpg 700w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>« De l’exercice de la sixiesme classe, asçavoir de batailler avec des Élephants ». L’image de l’éléphant de guerre ci-dessus est extraite de La milice romaine avec la traduction de Flave Vegece en langue Françoise par Johann Jacob von Wallhausen (v.1580-v.1627) ouvrage imprimé en 1616. Wallhausen reprend les illustrations réalisées pour un ouvrage de Godescalcus Stewechius (1557-1588), paru en 1585, lié au traité <em>Epitoma rei militaris</em> (Traité de la chose militaire) également écrit, à la fin du IVe siècle ou au début du Ve siècle, par Publius Flavius Vegetius Renatus, dit Vegece. Cet ouvrage, non illustré, est une compilation des savoirs militaires romains et grecs. Il est copié de nombreuses fois, notamment au moment de la Renaissance. Les illustrations qui l’accompagnent alors s’inspirent des progrès récents de l’archéologie et de la numismatique. Pour autant la taille, la morphologie de l’éléphant, tout comme son harnachement et le nombre de combattants occupant la plate-forme montrent que le graveur a pris des libertés avec la réalité et les proportions. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0903.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9318"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9335" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0903-486x330.jpg" alt="" width="230" height="156" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0903-486x330.jpg 486w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0903-50x34.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0903-300x204.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0903-768x521.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0903.jpg 800w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Aérostat en forme d’éléphant.  Article et photo parus dans <em>Le Miroir</em> du 7 octobre 1917. © Paris, musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0904.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9336"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9336" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0904-249x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_0904" width="230" height="305" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0904-249x330.jpg 249w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0904-50x66.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0904-226x300.jpg 226w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0904.jpg 603w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p><em>Les éléphants en patrouille</em>. Photographie n°5 du reportage « La section des éléphants et le peloton monté du 3e bataillon de chasseurs cambodgiens », réalisé en août 1952 par le Service Presse Information en Indochine (photographe : Bouvet Robert). © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / image musée de l’Armée<a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0905.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9337"><br />
</a></p>
</div>
<h1><strong>L&rsquo;éléphant</strong></h1>
<h2><strong>En service</strong></h2>
<p>Ces animaux sauvages sont capturés, puis dressés selon la fonction qui sera la leur.  Dans un contexte militaire, les pachydermes – le mot grec qui les désigne fait référence à la dureté de leur peau qui les protège – peuvent être employés pour les travaux du génie à la construction et à l’aménagement de structures, pour le transport de matériels, de troupes ou de blessés, Ils peuvent aussi devenir une arme sur un champ de bataille ou lors d’un siège. L’éléphant de combat est capturé lorsqu’il est âgé d’au moins 20 ans. C’est un animal très coûteux qui dévore environ 200 kg de fourrage par jour. Il peut vivre jusqu’à l’âge de 80 ans. Les indiens, les Perses, les Chinois, les Carthaginois, les Romains, etc., utilisent des éléphants de combat dès l’Antiquité.</p>
<h2><strong>Pachydermes à l&rsquo;assaut</strong></h2>
<p>Pour influencer le cours d’une bataille, il faut que l’éléphant crée la surprise, qu’il épouvante l’adversaire et sa monture traditionnelle, le cheval. Il est moins mobile que ce dernier mais il court tout de même à 30 km/h et sa force d’impact est énorme. Il est en outre entraîné pour balayer le passage ou saisir des adversaires et les lancer à l’aide de sa trompe, à les piétiner&#8230; L’effet psychologique est indéniable. Toutefois, même domestiqué, l’éléphant demeure un animal sauvage et il n’obéit qu’à son cornac. Si ce dernier meurt, ou si l’éléphant souffre de blessures, il peut devenir incontrôlable, faire demi-tour en créant le désordre et en semant la mort chez l’adversaire, mais aussi se retourner contre les siens et leur infliger de lourdes pertes.</p>
<h2><strong>Une matière précieuse</strong></h2>
<p>Une éléphante donne naissance à un seul éléphanteau après une gestation de 20 à 22 mois, qui est suivie d’une période d’allaitement de 36 à 48 mois. En quelques décennies autour de 100 av. J.-C., l’ensemble du cheptel des éléphants d’Afrique du nord a été exterminé. Les animaux étaient alors chassés non seulement pour l’ivoire, précieux et très convoité, de leurs défenses, mais aussi pour fournir les cirques romains qui en faisaient un usage intensif.</p>
<h2><strong>Toujours en service</strong></h2>
<p>Les Parthes (247 av. J.-C.-224 ap. J.-C.), puis les Sassanides (224-651) utilisent les éléphants surtout comme une plate-forme de tir protégée par une armure en caparaçon. Ils sont accompagnés au combat par des fantassins qui sont chargés de protéger leurs points faibles : le ventre et la face interne des membres. Plus tard encore les combattants installés sur les éléphants sont équipés d’armes à feu. Les éléphants de guerre sont engagés sur les champs de bataille d’Asie du sud-est. Les Vietnamiens les emploient contre les Français en 1885. C’est en 1895 seulement que la British Indian Army démobilise son dernier éléphant de combat. Le pachyderme sert toujours les militaires pendant la Seconde Guerre mondiale, par exemple pour évacuer la Birmanie envahie par les Japonais. Ils sont indispensables pour le transport, l’évacuation sanitaire ou le chargement des avions, et surtout comme auxiliaires du génie pour construire des ponts et dégager les obstacles placés par des adversaires…</p>
<p><strong>Pour en savoir plus :</strong> Pierre Schneider, <em>Les éléphants de guerre dans l’Antiquité IVe-Ier siècles avant J.-C</em>. ; Philippe Bondurand, « L’éléphant de combat, ancêtre indomptable du char d’assaut », <em>Guerres &amp; Histoire</em>, n°35, février 2017, p. 56 à 60.</p>
<table border="1" width="100%">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: right;vertical-align: top;background-color: #e6edee" width="50%">
<p><div id="attachment_9337" style="width: 213px" class="wp-caption alignright"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0905.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8143"><img aria-describedby="caption-attachment-9337" loading="lazy" class="wp-image-9337" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0905-335x330.jpg" alt="" width="203" height="200" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0905-335x330.jpg 335w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0905-50x49.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0905-300x295.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0905.jpg 700w" sizes="(max-width: 203px) 100vw, 203px" /></a><p id="caption-attachment-9337" class="wp-caption-text">Olifant taillé dans une défense d’éléphant vers 1200. Cet instrument de musique est présenté dans la salle des Lices du département des armes et armures anciennes du musée de l’Armée. © Paris, musée de l’Armée, dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p></div></td>
<td style="text-align: left;background-color: #e6edee" width="50%">
<p><div id="attachment_9338" style="width: 204px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0906.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8144"><img aria-describedby="caption-attachment-9338" loading="lazy" class="wp-image-9338" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0906-321x330.jpg" alt="" width="194" height="200" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0906-321x330.jpg 321w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0906-50x51.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0906-291x300.jpg 291w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0906.jpg 680w" sizes="(max-width: 194px) 100vw, 194px" /></a><p id="caption-attachment-9338" class="wp-caption-text">Insigne du 504e GTL Groupe de Transport Lourd. La roue dentée rappelle l’arme du Train. Les chars sont symbolisés par des éléphants équipés de roues et d’un canon. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Émilie Cambier</p></div></td>
</tr>
</tbody>
</table><p>The post <a href="https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-8-lelephant/">Animaux & guerres, épisode 8 : L’éléphant</a> first appeared on <a href="https://actualites.musee-armee.fr">Le blog des actualités</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 5 : Le cheval</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Aug 2017 08:10:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Armure équestre du XVIe siècle présentée à l’entrée du département des armes et armures anciennes du musée de l’Armée. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Émilie Cambier La dernière charge du général Lasalle, tué [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9267" style="width: 465px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0601.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9141"><img aria-describedby="caption-attachment-9267" loading="lazy" class="wp-image-9267 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0601-455x330.jpg" alt="" width="455" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0601-455x330.jpg 455w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0601-50x36.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0601-300x218.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0601-768x557.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0601.jpg 800w" sizes="(max-width: 455px) 100vw, 455px" /></a><p id="caption-attachment-9267" class="wp-caption-text">Bas-relief colorié, sculpté dans la galerie sud du péristyle du palais Medynet à Thèbes publié, dans la <em>Description de l’Égypte ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l’expédition de l’armée française</em>, éditeur Panckoucke, 2e édition, 1824, volume 2, planche 12, dessiné par H.-J. Redouté et gravé par Phélippeaux. Deux chevaux portant des plumes d’autruche sur la tête tirent le char du pharaon sur lequel est représenté un lion bondissant. Le pharaon porte sur l’avant de sa coiffe le cobra divin, l’aureus. © Paris, musée de l’Armée</p></div>
<div style="float: right;width: 40%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0602.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8618"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9268" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0602-247x330.jpg" alt="" width="225" height="301" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0602-247x330.jpg 247w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0602-50x67.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0602-225x300.jpg 225w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0602.jpg 599w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p>Armure équestre du XVIe siècle présentée à l’entrée du département des armes et armures anciennes du musée de l’Armée. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Émilie Cambier</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0603.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9143"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9269" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0603-290x330.jpg" alt="" width="225" height="256" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0603-290x330.jpg 290w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0603-50x57.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0603-264x300.jpg 264w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0603.jpg 704w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></p>
<p><em>La dernière charge du général Lasalle, tué à Wagram le 6 juillet 1809</em> peint par Jean-Baptiste-Édouard Detaille (1848-1912) en 1912. Napoléon 1er a très bien su utiliser sa cavalerie à la fois pour protéger ses régiments à pieds, où combattent les fantassins, mais aussi pour charger, pratique qui était tombée en désuétude à cette époque. Ce tableau témoigne des différents types de cavaliers présents dans la Grande Armée. La cavalerie lourde réunie dans des unités dites de choc est constituée de cuirassiers. Elle est menée par le général La Salle qui porte un uniforme de hussards, corps de cavalerie légère menant des raids et des embuscades, connu pour son audace voire son inconscience pendant les combats. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / image musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0604.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9270"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9270" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0604-409x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_0604" width="230" height="185" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0604-409x330.jpg 409w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0604-50x40.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0604-300x242.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0604-768x619.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0604.jpg 800w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Combat de cavaliers gravé vers 1667-1670 par Jan Van Huchtenburg (1647-1733) d’après un dessin d’Adam Frans Van der Meulen (1632-1690) © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0605.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9271"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9271" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0605-472x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_0605" width="230" height="161" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0605-472x330.jpg 472w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0605-50x35.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0605-300x210.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0605-768x537.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0605.jpg 800w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Chariots à bagage d’infanterie de ligne française. Estampes chez Desombrages, Quai Pelletier, n°28, à Lyon, vers 1795. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / image musée de l’Armée</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0606.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9272"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9272" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0606-512x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_0606" width="230" height="148" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0606-512x330.jpg 512w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0606-50x32.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0606-300x194.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0606-768x495.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0606.jpg 800w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Éclatement d’un obus sur la batterie de Nanteuil-le-Haudoin, 9 septembre 1914 photographié par Louis Danton (1889-1960). © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Émilie Cambier</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0607.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9273"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9273" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0607-383x330.jpg" alt="MA_BA_Animaux_0607" width="230" height="198" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0607-383x330.jpg 383w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0607-50x43.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0607-300x258.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0607-768x661.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0607.jpg 800w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Un malheureux abandonné, photographié par Émile Camille Albert Le Play (1875-1964), entre novembre et décembre 1916 © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p>
</div>
<h1><strong>Le cheval</strong></h1>
<h2><strong>Omniprésent</strong></h2>
<p>Le cheval a longtemps été l’animal guerrier par excellence. Pendant des siècles, aucune tactique militaire n’a été pensée sans lui et la cavalerie a longtemps été un élément déterminant pour l’issue des batailles. Malgré l’avènement de la mécanisation – dont la puissance du moteur est exprimée en cheval vapeur – au XXe siècle, le cheval est présent lors des combats jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci est même le conflit a cours duquel le plus grand nombre de chevaux ont été employés.</p>
<h2><strong>La charge </strong></h2>
<p>Le cheval donne à une armée la capacité de fondre sur l’adversaire et de briser les lignes ennemies. Durant l’Antiquité, les charges s’effectuent d’abord avec des chevaux attelés. Les chars de combats sont très efficaces mais leur maniabilité réduite ne leur permet pas de suivre tous les mouvements des adversaires. Ils sont donc progressivement remplacés par des chevaux montés.</p>
<h2><strong>Une noble monture</strong></h2>
<p>Dans l’Antiquité romaine, la cavalerie forme une aristocratie militaire qui possède également un pouvoir politique. Héritière de cette tradition, la société médiévale est divisée en trois ordres dont celui des nobles chargés de faire la guerre, qui repose sur les chevaliers. Ces derniers s’entraînent à charger, lance en main, lors des tournois et mettent en œuvre ce type de combat sur les champs de bataille. Les chevaux antiques légers et rapides laissent la place à des chevaux lourds et puissants capables de supporter le poids d’un cavalier en armure.</p>
<p>Cette tactique ne manque pas de noblesse mais se révèle peu efficace face aux premières arquebuses et à l’émergence de l’infanterie. La guerre de Cent Ans témoigne de la désuétude des chevaliers français face à l’armée anglaise, moins flamboyante mais bien plus efficace et organisée. La cavalerie légère prend progressivement de l’importance car elle peut à la fois mener des missions de reconnaissance et poursuivre l’ennemi en déroute.</p>
<p>Aux XVIIIe et XIXe siècles, l’avènement de l’artillerie met encore à mal la suprématie de la cavalerie. Cependant, celle-ci, combinée aux autres armes, résiste malgré tout et reste un atout militaire jusqu’au début du XXe siècle.</p>
<h2><strong>Cheval de bât</strong></h2>
<p>Le cheval n’est pas seulement un fougueux destrier lancé dans la bataille. Il est avant tout une bête de somme, modeste mais essentielle qui, grâce à sa force de traction, transporte les vivres, l’équipement et le matériel nécessaire au soldat pendant les campagnes militaires.</p>
<h2><strong>Lourdes charges</strong></h2>
<p>Un cheval attelé peut, en marchant au pas, traîner une charge de 700 kg durant 10 heures par jour. Un homme même très fort, ne peut égaler ni même approcher cette performance ; le cheval est donc un élément incontournable de la logistique militaire. Même s’il est utilisé bien avant le Premier Empire, c’est Napoléon qui le premier fonde en 1807 un régiment spécifiquement dévolu au transport des marchandises, appelé train des équipages militaires.</p>
<h2><strong>Cheval d&rsquo;artillerie</strong></h2>
<p>Si l’artillerie rend progressivement obsolète l’emploi de chevaux de combat elle rend paradoxalement la présence de ces animaux encore plus nécessaire sur le champ de bataille puisque les énormes fûts de canons et les lourds projectiles ne peuvent être transportés que grâce aux trains d’artillerie hippomobiles. Même l’avènement de la mécanisation pendant la Première Guerre mondiale ne diminue pas le nombre de chevaux des armées car seuls ces derniers parviennent à avancer à travers les chemins envahis par la boue et parsemés de trous d’obus.</p>
<h2><strong>Dressage et soins</strong></h2>
<p>Le cheval est fragile et nécessite des soins spécifiques comme le ferrage des sabots. Les gestes du maréchal ferrant sont les mêmes pour les chevaux civils ou militaires mais l’armée a du concevoir des outils spécifiques, comme les forges de campagne pour améliorer l’état et la vitesse des trains d’équipages. Le ferrage n’est pas à prendre à la légère car il peut influer sur la réussite d’une campagne comme lors de la retraite de Russie où l’absence de ferrures spécifiques entraine l’une des plus grandes hécatombes équines de l’histoire. Les maladies et les blessures de guerre nécessitent l’intervention des vétérinaires militaires, corps qui est fondé en 1762 en parallèle de la fondation de l’école royale vétérinaire de Lyon qui est la première école vétérinaire du monde.</p>
<h2><strong>Toujours en service</strong></h2>
<p>Cette faculté à progresser dans des conditions difficiles est encore mise à profit aujourd’hui. Les chevaux dits de trait ne tirent plus de charriots mais il existe encore des chevaux de bât, notamment dans les armées autrichiennes et suisses, pour les missions en montagne. Ces animaux ont également été utilisés en Afghanistan pour convoyer du matériel là où le terrain accidenté et le manque d’oxygène rendaient impossible l’emploi de véhicules tout-terrain ou d’hélicoptères.</p>
<p><strong>Pour en savoir plus</strong> : <em>Dictionnaire militaire</em>, tome I, p. 186-187, article « attelage ». <em>Revue historique des armées</em>, n°249, 2007, « Le cheval dans l’histoire militaire », dossier « Le cheval dans la Grande Armée » par Jean-François Brun, p. 38-74.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-5-le-cheval/">Animaux & guerres, épisode 5 : Le cheval</a> first appeared on <a href="https://actualites.musee-armee.fr">Le blog des actualités</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 4 : Animal-nourriture</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Aug 2017 08:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les scènes ci-dessus montrent deux types de ravitaillement d’une armée en campagne. Dans le meilleur des cas cette nourriture est achetée, comme sur la lithographie de Draner où le soldat, coiffé d’un bonnet à poil, [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table border="1" width="100%">
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<tr>
<td style="text-align: right;vertical-align: top" width="50%">
<p><div id="attachment_9236" style="width: 190px" class="wp-caption alignright ; valign=top;"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0501.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8143"><img aria-describedby="caption-attachment-9236" loading="lazy" class="wp-image-9236" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0501-238x330.jpg" alt="" width="180" height="250" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0501-238x330.jpg 238w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0501-50x70.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0501-216x300.jpg 216w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0501.jpg 577w" sizes="(max-width: 180px) 100vw, 180px" /></a><p id="caption-attachment-9236" class="wp-caption-text">Planche 113 du manuscrit <em>Troupes du Roi, Infanterie française et étrangère</em>, année 1757, tome I. © Paris, musée de l’Armée / image musée de l’Armée</p></div></td>
<td style="text-align: left" width="50%">
<p><div id="attachment_9237" style="width: 193px" class="wp-caption alignleft ;"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0502.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8144"><img aria-describedby="caption-attachment-9237" loading="lazy" class="wp-image-9237" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0502-241x330.jpg" alt="" width="183" height="250" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0502-241x330.jpg 241w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0502-50x68.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0502-219x300.jpg 219w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0502.jpg 584w" sizes="(max-width: 183px) 100vw, 183px" /></a><p id="caption-attachment-9237" class="wp-caption-text"><em>États-Unis d’Amérique &#8211; Missouri National Guard</em>. Lithographie de Jules Renard dit Draner (1833-1926), de la série <em>Types militaires</em> de 1863.</p></div></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div style="float: right;width: 45%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p>Les scènes ci-dessus montrent deux types de ravitaillement d’une armée en campagne. Dans le meilleur des cas cette nourriture est achetée, comme sur la lithographie de Draner où le soldat, coiffé d’un bonnet à poil, vient d’acheter au marché un canard col-vert, un poisson, des carottes, du pain et de l’alcool. Dans le pire des cas la nourriture est volée.</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0503.jpg" target="_blank"><img loading="lazy" class="wp-image-9238 aligncenter" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0503-215x330.jpg" alt="" width="230" height="352" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0503-215x330.jpg 215w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0503-46x70.jpg 46w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0503-196x300.jpg 196w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0503.jpg 522w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p><em>Grand diner parisien</em>. Lors du siège de Paris (1870-1871). Les troupes allemandes organisent un blocus de la capitale alors que l’hiver de 1870 est particulièrement rude et que la nourriture manque cruellement. Les Parisiens mangent alors de la viande de cheval. Lorsque cette dernière devient rare, on se tourne vers les chiens, les chats et les rats. Les bouchers qui fournissent les restaurants de luxe, obtiennent même la viande des animaux de la ménagerie du Jardin des Plantes. Les grands herbivores sont les premiers abattus : les antilopes, les chameaux, les yaks et les zèbres. Victor Hugo de retour d’exil écrit « Nous avons mangé du cerf ; avant-hier de l’ours ; les deux jours précédents de l’antilope. Ce sont des cadeaux du Jardin des Plantes. » En décembre 1870 ce sont les éléphants d’Asie, Castor et Pollux qui sont au menu. En revanche les singes sont jugés trop proches des humains pour être mangés, les lions et les tigres sont trop dangereux, et les hippopotames sont trop chers (80 000 francs). © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p>
</div>
<h1><strong>Animal-nourriture</strong></h1>
<h2><strong>À table !</strong></h2>
<p>L’animal source de nourriture est omniprésent. Dans un contexte guerrier la nourriture est d’autant plus importante qu’elle influe largement sur le moral du combattant. En outre, si elle est suffisante, goûteuse et variée, elle lui donne l’énergie nécessaire à la vie en campagne et au combat. La viande est particulièrement appréciée par la plupart des combattants qu’elle assimile par ailleurs à des prédateurs carnivores.</p>
<h2><strong>Nourrir les soldats&#8230;</strong></h2>
<p>Une bonne logistique pour nourrir hommes et animaux pendant une campagne est capitale et des stratèges, comme Jules Cécar, soulignent son importance dans les traités de guerre dès l’Antiquité. Cette logistique dépend en grande partie des moyens de conservation des denrées alimentaires propre à chaque époque.  Ainsi on emmène une partie de la nourriture, mais il faut aussi s’approvisionner tout au long de la campagne. Pendant longtemps, l’animal-nourriture est emporté vivant. Les vaches, chèvres, brebis, chamelles fournissent du lait et éventuellement des petits avant d’être consommées, cependant que les poules et les canes produisent des œufs. Ce cortège ralentit considérablement les déplacements des troupes qu’il rend en outre plus visible. Il impose également des efforts pour nourrir et soigner les animaux.</p>
<h2><strong>&#8230;et faire des sacrifices</strong></h2>
<p>Les animaux au service des troupes peuvent aussi servir de nourriture dans des circonstances extrêmes ou lorsqu’ils ne sont plus à même de remplir leur office. C’est le cas pendant la guerre d’Indochine (1946-1954) : alors que les troupes françaises sont en difficulté, l’ordre exceptionnel est donné d’abattre et de consommer un millier « d’auxiliaires », mulets et poneys, acheminés par avion, plutôt que de les laisser à l’adversaire.</p>
<table border="1" width="100%">
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<td style="text-align: right;vertical-align: top;background-color: #e6edee" width="50%">
<p><div id="attachment_9239" style="width: 260px" class="wp-caption alignright"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0504.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8143"><img aria-describedby="caption-attachment-9239" loading="lazy" class="wp-image-9239" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0504-580x310.jpg" alt="" width="250" height="133" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0504-580x310.jpg 580w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0504-50x27.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0504-300x160.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0504-768x410.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0504.jpg 800w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></a><p id="caption-attachment-9239" class="wp-caption-text"><em>Route de Moscou à Smolensk vers 1812</em> (détail). Lors de la retraite de Russie, l’armée napoléonienne et les civils qui accompagnent la troupe manquent cruellement  de nourriture. Le type de scène ci-dessus, où un cheval est dépecé et mangé cru est évoqué par de nombreux auteurs comme Victor Hugo. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p></div></td>
<td style="text-align: left;background-color: #e6edee" width="50%">
<p><div id="attachment_9240" style="width: 260px" class="wp-caption alignleft"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0505.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8144"><img aria-describedby="caption-attachment-9240" loading="lazy" class="wp-image-9240" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0505-552x330.jpg" alt="" width="250" height="149" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0505-552x330.jpg 552w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0505-50x30.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0505-300x179.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0505-768x459.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0505.jpg 800w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></a><p id="caption-attachment-9240" class="wp-caption-text">Campagne de Russie en 1812, estampe réalisée par Christian Wilhelm von Faber du Faur (1780-1857). Transport par cavalier d’un mouton et d’un canard ou d’une volaille, code de représentation correspondant à une réalité. © Paris, musée de l’Armée</p></div></td>
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</table><p>The post <a href="https://actualites.musee-armee.fr/expositions/animaux-guerres-episode-4-animal-nourriture/">Animaux & guerres, épisode 4 : Animal-nourriture</a> first appeared on <a href="https://actualites.musee-armee.fr">Le blog des actualités</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 3 : Animal-matière</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Aug 2017 08:10:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tapis en peau de fauve utilisé dans la tente de Napoléon Ier, notamment pendant la campagne de Russie de 1812. Ces éléments sont exposés dans le département de Louis XIV à Napoléon III. © Paris, musée [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9212" style="width: 369px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0401.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9141"><img aria-describedby="caption-attachment-9212" loading="lazy" class="wp-image-9212 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0401-359x330.jpg" alt="" width="359" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0401-359x330.jpg 359w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0401-50x46.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0401-300x276.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0401-768x706.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0401.jpg 800w" sizes="(max-width: 359px) 100vw, 359px" /></a><p id="caption-attachment-9212" class="wp-caption-text"><em>Havresac du Premier Empire réalisé avec une peau de vache</em>. © Paris, musée de l’Armée</p></div>
<div style="float: right;width: 40%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0402.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8618"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9213" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0402-262x330.jpg" alt="" width="230" height="289" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0402-262x330.jpg 262w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0402-50x63.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0402-239x300.jpg 239w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0402.jpg 636w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Tapis en peau de fauve utilisé dans la tente de Napoléon Ier, notamment pendant la campagne de Russie de 1812. Ces éléments sont exposés dans le département de Louis XIV à Napoléon III. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0403.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9143"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9214" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0403-220x330.jpg" alt="" width="230" height="345" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0403-220x330.jpg 220w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0403-47x70.jpg 47w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0403-200x300.jpg 200w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0403.jpg 534w" sizes="(max-width: 230px) 100vw, 230px" /></a></p>
<p>Manteau en fourrure pour aviateur ou automobiliste de la Première Guerre mondiale. <em>Le Figaro</em> du 11 novembre 1915 mentionne que le journal reçoit de très nombreux dons de manteaux de fourrure de la part des civils à destination des pilotes : « (&#8230;) un pardessus d’hiver, une jaquette de femme en fourrure, une pelisse de femme et une pelisse d’homme doublées de fourrure, deux manteaux en peau de chèvre et peau de phoque presque neufs. » © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Pascal Segrette</p>
</div>
<h1><strong>Animal-matière</strong></h1>
<h2>Habiller et équiper les combattants</h2>
<p>Les matières premières issues des animaux sont multiples et indispensables à l’Homme jusqu’au développement des matières synthétiques à partir de la fin du XIXe siècle. Elles requièrent une organisation complexe qui passe par la chasse, la pêche, ou l’élevage, le traitement par des artisans spécialisés pour transformer ou associer plusieurs de ces matières et confectionner des produits utilisés par l’Homme.</p>
<p>Dans un contexte militaire, en France par exemple, les combattants portent systématiquement, depuis la fin de l’époque de Louis XIV jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, un uniforme en drap de laine – généralement de mouton. Cette tenue peut présenter des pièces de fourrure pour distinguer certains d’entre eux, pour les protéger contre la pluie, le soleil ou encore le froid, comme les pilotes d’avions des deux guerres mondiales. Leurs chaussures, leur culotte – vêtement couvrant le corps du bassin aux genoux –, leurs sacs, leur tente, le harnachement des animaux de monte ou de bât sont longtemps au moins pour partie en cuir. De même, leurs coiffures sont ornées de plumes, de fourrure, de crins. L’os, l’ivoire, la nacre sont employés pour fabriquer ou pour décorer les armes et outils qu’ils utilisent lors des campagnes ou encore pour confectionner des bijoux qui les protègent symboliquement et dont le port les rassure.</p>
<p>Dans les armées d’aujourd’hui les matières animales ou végétales sont de plus en plus remplacées par des matières synthétiques. Les inventeurs et les scientifiques qui conçoivent ces nouvelles matières s’inspirent généralement de la nature et cherchent à égaler ou à surpasser la légèreté des structures fabriquées par certains insectes comme l’abeille, la solidité du fil de soie produit par l’araignée ou le ver (en réalité une chenille, le bombyx du mûrier), l’aérodynamisme des créatures volantes, l’imperméabilité des plumes d’oiseau, etc.</p>
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		<title>Animaux &#038; guerres, épisode 2 : Animal de compagnie</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Aug 2017 08:10:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Musée de l'Armée</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Descente du mont Saint Bernard gravée par Jourdan d’après un dessin de Louis-François Lejeune (1775-1848), eau-forte sur papier, 1er quart du XIXe siècle.  Au premier plan à gauche, un grand chien transporte dans sa gueule [&hellip;]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9188" style="width: 489px" class="wp-caption aligncenter"><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0301.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9141"><img aria-describedby="caption-attachment-9188" loading="lazy" class="wp-image-9188 size-large" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0301-479x330.jpg" alt="" width="479" height="330" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0301-479x330.jpg 479w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0301-50x34.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0301-300x207.jpg 300w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0301-768x529.jpg 768w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0301.jpg 800w" sizes="(max-width: 479px) 100vw, 479px" /></a><p id="caption-attachment-9188" class="wp-caption-text"><em>Arrivée des Français à Leipzig en 1806</em>, anonyme. Avez-vous repéré un animal de compagnie sur la scène ci-dessus ? Il s’agit d’un écureuil. Il est perché sur l’épaule du soldat qui tend une paire d’éperons sur la droite de l’image. © Paris, musée de l’Armée</p></div>
<div style="float: right;width: 35%;background-color: #e6edee;padding: 10px;text-align: left;margin: 0px 0px 5px 5px;font-size: 11px">
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0302.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-8618"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9189" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0302-246x330.jpg" alt="" width="200" height="268" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0302-246x330.jpg 246w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0302-50x67.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0302-224x300.jpg 224w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0302.jpg 597w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<p><em>Descente du mont Saint Bernard</em> gravée par Jourdan d’après un dessin de Louis-François Lejeune (1775-1848), eau-forte sur papier, 1er quart du XIXe siècle.  Au premier plan à gauche, un grand chien transporte dans sa gueule un panier contenant des victuailles sans doute destinées à Napoléon. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP / Émilie Cambier</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0303.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9143"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9190" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0303-284x330.jpg" alt="" width="200" height="233" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0303-284x330.jpg 284w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0303-50x58.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0303-258x300.jpg 258w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0303.jpg 688w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<p>Deux animaux de compagnie sont visibles sur cette photographie de la Première Guerre mondiale ; un chien est assis sur un soldat et un chat est perché sur le toit d’un abri. © Paris, musée de l’Armée, Dist. RMN-GP</p>
<p><a href="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0304.jpg" target="_blank" rel="attachment wp-att-9145"><img loading="lazy" class="aligncenter wp-image-9191" src="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0304-304x330.jpg" alt="" width="200" height="217" srcset="https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0304-304x330.jpg 304w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0304-50x54.jpg 50w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0304-277x300.jpg 277w, https://actualites.musee-armee.fr/wp-content/uploads/2017/08/MA_BA_Animaux_0304.jpg 738w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></a></p>
<p>Lithographie de Gihaut frères éditeurs intitulée <em>Intérieur de l’hôpital blindé, citadelle d’Anvers 1832</em>, réalisée par Auguste Raffet (1804-1860). Sur le détail ci-dessus, un chien regarde son maître blessé et s’appuie tendrement sur son genou. © Paris, musée de l’Armée</p>
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<h1><strong>Animal de compagnie</strong></h1>
<h2>Réconfort du combattant</h2>
<p>Combattre, nourrir, servir mais aussi réconforter. Le rôle des animaux n’est pas exclusivement utilitaire en période de guerre. L’affection sans mélange d’un chien pour son maître ou les pitreries d’un chat peuvent être une source de joie ou au moins de distraction pour des soldats confrontés à la faim, au froid, à la peur et à la perspective d’une mort prochaine.</p>
<p>Avec la guerre de position, les soldats apprivoisent tous les animaux qu’ils rencontrent, chiens et chats bien évidemment mais également des espèces plus étonnantes. Pourtant la présence d’animaux domestiques dans les tranchées est officiellement interdite par l’armée française, mais les officiers ferment souvent les yeux car ces bêtes contribuent à maintenir le moral des hommes. Dans l’œuvre <em>La main coupée</em>, Blaise Cendrars relate dans un de ses récits de la Première Guerre mondiale comment, avec sa compagnie, il a apprivoisé un hérisson qui partageait leur quotidien de poilus. L’animal est mort d’un excès de boisson, l’un des maux qui affecte certains soldats d’alors.</p>
<h2>Le statut de l&rsquo;animal</h2>
<p>La façon dont les animaux sont traités en temps de guerre peut aujourd’hui paraître cruelle. Pour s’assurer une compagnie, les soldats capturent parfois des animaux sauvages qu’ils maintiennent enfermés dans de petites cages, alors même que le combat fait rage autour d’eux. Il est certain que ces attitudes correspondent à la façon dont les animaux sont considérés à l’époque. Elles reflètent aussi l’extrême dureté de vie des combattants qui n’ont pas le sentiment d’affliger de mauvais traitements à ces compagnons en leur faisant endurer ce qu’ils subissent eux-mêmes.</p>
<p>En France, selon la récente loi N°2015-177 du 16 février 2015 qui modifie le code civil, « les animaux sont des êtres vivants dotés de sensibilité. » Leur maître est donc supposé leur assurer les meilleures conditions de vie possible et avoir des égards pour eux. On peut se demander ce qu’il en est des animaux qui partagent la vie des soldats en guerre, particulièrement de ceux qui participent aux combats. Ils sont considérés comme une entité militaire. La chienne du Raid, Diesel, ou Fitas, le berger malinois du 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre courent aujourd’hui aussi, les mêmes risques que leurs maîtres.</p>
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