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4 - 09 - 2018

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« 1918, armistice(s) », épisode 11

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Itinéraire des plénipotentiaires allemands. © Paris, musée de l’Armée

MA BA Armistices 1202 300x165 « 1918, armistice(s) », épisode 11Pierre Toubeau, sous-chef de Service du Réseau Nord, fait quelques photographies, en dépit des ordres de Foch. On y voit les deux trains et des sentinelles françaises. Des allées en caillebottis reliaient les trains. Plusieurs de ces photographies ont été retouchées et déclinées au format carte postale. Sur certaines d’entre elles, Foch a été copié/collé avec son portefeuille et sa canne et se promène le long de la voie du train des allemands. © Paris, musée de l’Armée.

L’épi de Francport

« Ce que je peux dire de l’armistice tient en deux paroles :
1- accord complet avec le maréchal Foch sur tous les points, sauf sur les effectifs militaires laissés en Allemagne :
2- désaccord complet avec M. le président de la République sur les premiers pourparlers entre Alliés concernant l’éventualité d’un armistice ».

Georges Clemenceau

Les plénipotentiaires

Il est d’usage qu’un armistice soit négocié par une délégation en majorité militaire. Cependant, la composition de la délégation allemande déroge à ce principe. Hindenburg, qui n’est pourtant pas mécontent de ne pas avoir cette responsabilité, en fait d’ailleurs la remarque à Erzberger : « C’est la première fois dans toute l’Histoire que des hommes politiques concluent un armistice ! ». Le général d’infanterie Erich von Gündell, annoncé, est retiré de la délégation. Se sont donc le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mathias Erzberger, l’ambassadeur Alfred von Oberndorff, le général Detlof von Winterfeldt, ancien attaché militaire à Paris parlant français, et le capitaine de vaisseau Ernst Vanselow qui signent l’armistice. Ils sont accompagnés par le capitaine de cavalerie von Helldorf, officier de liaison et interprète, le capitaine d’état-major Geiger, deux ordonnances et un domestique civil.

Du côté des Français, le maréchal Ferdinand Foch est accompagné de son état-major, comprenant le général Maxime Weygand, le commandant Riedinger, chef du 2e bureau, le capitaine de Mierry, chef du 3e bureau, l’officier interprète Laperche, le capitaine Boutal et l’officier interprète Claude Pupier. La délégation britannique est composée de l’amiral Rosslyn Wemyss, premier lord de l’amirauté, de trois officiers de la Royal Navy : le contre-amiral Hope, le général Desticker et le capitaine de vaisseau Mariott, ainsi qu’un interprète, le commandant Bagot. Par ailleurs, de nombreux officiers, soldats et gendarmes sont employés pour assurer la liaison, la sécurité et la vie quotidienne des deux délégations.

Le wagon-restaurant 2419D

Le célèbre train de Foch, constitué de dix wagons, a été réquisitionné puis aménagé comme poste de commandement mobile durant les grandes offensives. Foch quitte son quartier général de Senlis, le 7 novembre à 17h, pour rejoindre la forêt de Compiègne.

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