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13 - 09 - 2018

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« 1918, armistice(s) », épisode 14

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Détail de l’huile sur toile réalisée en 1918 par René Rousseau Decelle (1881-1964). Cet artiste est né en Vendée, comme Clemenceau. Grâce à son frère Georges, haut fonctionnaire de l’Assemblée nationale, l’artiste peint La Chambre des députés, en 1907. Pendant la Grande Guerre, il est affecté au ministère de la Guerre, au service des documents secrets. On raconte qu’il aurait eu entre les mains le télégramme annonçant l’armistice. Le détail de Georges Clemenceau annonçant l’Armistice le 11 novembre 1918 à la tribune de l’Assemblée nationale montre un moment d’euphorie. Clemenceau ouvre largement ses bras dans un élan fort auquel répondent les mains levées et les applaudissements des députés. © Paris, musée Clemenceau

MA BA Armistices 1502 300x203 « 1918, armistice(s) », épisode 14Premier-Secours à la Caserne de Château-Landon, avec un clairon doublant la siréne fixe pour alerter la population parisienne. Lors d’une « Alerte générale, sonnez l’alarme », les voitures d’incendie parcourent les voies les plus fréquentées de Paris en sonnant « le garde à vous » soit par cornes-avertisseurs, soit à l’aide d’un clairon. Puis la population est prévenue que tout danger est écarté par la sonnerie au clairon « La Berloque ». © Paris, musée des pompiers.

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Plaque à la gloire de la Victoire avec remerciements de Georges Clémenceau réalisée par Jules Prosper Legastelois (1855-1931). Sur le revers le coq gaulois chante, dressé sur des branches de chêne et de laurier.  Autour figurent les drapeaux des Alliés.  Au-dessous, l’inscription : « En toute gratitude / remerciements d’amitié / au bon collaborateur / de la Grande Guerre / G. Clemenceau / 11 novembre 1918. » © Paris, musée de l’Armée, dist. RMN-GP / Pascal Segrette

Annonce officielle de l’armistice

« On a écrit qu’à l’annonce de l’armistice, je n’avais pu retenir mes larmes. Je ne m’en cache pas. Le brusque passage de la sombre ardeur du combat aux tumultes d’espérances subitement déchaînées peut ébranler les fondements de l’équilibre humain, parût-il le plus assuré. »

Georges Clemenceau, Grandeurs et misères d’une victoire, publié en 1930, après sa mort.

À partir de 11h

« La question nous est posée de tous les côtés ; […] Les uns demandent qu’aussitôt la nouvelle annoncée, des fanfares se répandent dans tout Paris et que la victoire soit saluée par des Marseillaises ? D’autres préfèrent les cloches ; toutes les cloches des églises mises en branle à la fois ! Mais il faut bien reconnaître que La Berloque des pompiers est très demandée. […] Mais surtout pas de sirène ! […] C’est une musique abominable ! » écrit Le Figaro du 11 novembre 1918.

L’annonce de la signature de l’armistice s’est largement propagée dès le matin. Vers 11h, les canons tonnent sur l’esplanade des Invalides, les cloches sonnent dans tout Paris et dans toute la France. La foule parcoure les rues pavoisées, les soldats défilent…

Au palais Bourbon

Dès le matin, un public nombreux attend près des grilles du Palais Bourbon qui n’ouvrent qu’à 13h30, il est difficile d’obtenir une place à l’intérieur de l’hémicycle. Vers 16h, Georges Clemenceau, président du Conseil et ministre de la Guerre, arrive au Palais Bourbon.  Après avoir été acclamé, il commence la lecture de la convention d’armistice. Il ajoute ensuite : « Au nom du peuple français, au nom du gouvernement de la République française, le salut de la France une et indivisible, à l’Alsace et à la Lorraine retrouvées. Et puis honneur à nos grands morts qui nous ont fait cette victoire ! ». Il effectue plus tard le même discours au Sénat qui a organisé une séance extraordinaire en raison de l’importance de l’événement de l’armistice.

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