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18 - 09 - 2018

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« 1918, armistice(s) », épisode 15

MA BA Armistices 1601 300x205 « 1918, armistice(s) », épisode 15

Photographie prise à New York aux États-Unis portant la légende Peace Hurrah 11/11/18. Cette photographie est à l’opposé des scènes de liesse, des rues pavoisées, de la joie de la foule habituellement montrées. Le drapeau américain est visible mais ce qui frappe avant tout c’est la potence, au centre de la photographie, à laquelle est pendue une effigie sombre portant la croix des chevaliers teutoniques toujours utilisée par l’armée allemande pendant la Première Guerre mondiale. © Washington, Library of Congress

MA BA Armistices 1602 215x300 « 1918, armistice(s) », épisode 15Ce dessin de William Allen Rogers est publié le 7 novembre 1918, dans le New York Herald. Le dessinateur note le nom de Foch sur sa poche pour que les Américains le reconnaissent.  Quatre étoiles sont visibles sur sa manche, au lieu des sept du maréchal. Foch domine la caricature de l’officier allemand, coiffé d’un casque à pointe, à l’uniforme troué et sale. Ce dernier lit avec stupeur, à l’aide de sa paire de lunettes, des termes imaginés de l’armistice.  Au-dessus de lui, l’aigle matérialise l’Allemagne portant en collier l’inscription « Hun Land » (le pays des Huns, terme insultant qui les assimile à des Barbares). © Washington, Library of Congress.MA BA Armistices 1603 300x238 « 1918, armistice(s) », épisode 15

Le lieutenant colonel George S. Patton (1885-1945) devant un char Renault FT en 1918, à Bourg.  Au départ, il fait partie de l’état-major du général Pershing. Ensemble, ils s’inclinent devant le tombeau de Napoléon aux Invalides Il obtient ensuite de diriger la création du Tank Corps. Il fête ses 33 ans le jour de l’armistice. © Signal Corps Photograph Collection

Annonce de l’armistice à l’étranger

Fake news

Des journaux américains annoncent l’armistice le 7 novembre 1918, alors que les plénipotantiaires allemands sont en route et qu’aucune annonce officielle n’a été donnée. Dès cette date, des New Yorkais fêtent, en musique et à coup de confettis, la fin de la guerre dans les rue de la City. À 13h, les opérations sont même stoppées à Wall Street.

Liesse et pavoisement

Chez les associés (USA) et les Alliés, mais aussi dans les pays neutres, l’annonce de l’armistice, le 11 novembre, au cours de discours, comme celui du président Wilson à la Maison blanche, par les journaux, au son des cloches, etc. engendre généralement de la joie et surtout du soulagement. Comme à Paris, hommes et femmes quittent leur boutique, leur bureau ou leur usine et se retrouvent dans les rues des grandes villes. Très vite, des affiches demandent aux populations de pavoiser leurs fenêtres avec le drapeau de leur pays et celui des Alliés.

À 11h, le 11 novembre, 11e mois de l’année

11h, à l’heure de Paris, le onzième jour du onzième mois est la date désignée journée de l’armistice et de la victoire pour les Alliés. Mais l’année suivante, cette journée devient aussi la journée des anciens combattants au cours de laquelle on doit honorer ceux qui sont morts pendant la guerre.

Poppy Day

Pour les Britanniques, le 11 novembre n’est pas un jour férié, on observe deux minutes de silence à 11h, dans la rue, les magasins, les transports, etc. Puis le deuxième dimanche du mois de novembre est célébré le Remembrance Sunday. Le 11 novembre porte le nom de Veterans Day, Remembrance Day (aux USA) ou Poppy Day. Le poppy, c’est-à-dire le coquelicot (ou pavot), est déjà associé au souvenir et au sommeil éternel dans l’Antiquité gréco-romaine. Les pays du Commonwealth l’associent à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre. Le jour du Souvenir, des coquelicots en papier sont ainsi vendus au bénéfice des anciens combattants. L’équivalent français est le bleuet.

 

 

 

 

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