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7 - 08 - 2018

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« 1918, armistice(s) », épisode 3

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Pour annoncer la signature de l’armistice de Brest-Litovsk, cinq photographies sont reprises dans des journaux russes et allemands.  Sur la photographie ci-dessus, parue notamment dans les journaux français Le Miroir et Excelsior, douze personnes sont identifiées par un chiffre, au lieu de dix-sept dans les journaux russes et allemands. 1- Lev Borisovich Kamenev (1883-1936), premier délégué russe ; 2- Adolf Abramovitch Joffé (1883-1927), président de la délégation russe ; 3- Madame Biecenko (Bizenko), Russe. La seule femme visible sur l’ensemble des armistices et traités de paix signés au cours de la Première Guerre mondiale ; 4- L’amiral Vassily Mikhaïlovitch Altfater ou Altvater (1883-1919), Russe ; 5- le capitaine Lipsky, Russe ; 6- Lev Mikhailovich Karakhan (1889-1937), Russe ; 7- John Gugovitch Fokke, Russe ; 8- Ismaïl Hakki Pacha (1862-1918), Turc, ambassadeur à Berlin ; 9- Kajetan Mérey von Kapos-Mere (1861-1931), ambassadeur austro-hongrois ; 10- Le prince Léopold de Bavière (1846-1930), président des délibérations, commandant des opérations du front de l’Est ; 11- Le major général Max Hoffmann (1869-1927), militaire et diplomate allemand ; 12- Le colonel Gawtschef, Bulgare. © Paris, musée de l’Armée.

MA BA Armistices 0402 300x209 « 1918, armistice(s) », épisode 3Manifestations russes en faveur de la paix, à Bacàu, au mois de mai 1917 © Paris, musée de l’Armée, dist. RMN-GP / Pascal Segrette

MA BA Armistices 0403 298x300 « 1918, armistice(s) », épisode 3

Casque Adrian français porté par certains soldats russes à partir de 1916. Il est peint en marron. La partie frontale est ornée des Petites Armoiries de l’Empire russe. Ce casque est présenté dans les espaces 1914-1918 du musée de l’Armée © Paris, musée de l’Armée, dist. RMN-GP

Armistices avant le 11 novembre 1918

Sept armistices sont signés entre le 5 décembre 1917 et le 13 novembre 1918. Les délégués engagent le pouvoir qu’ils représentent en signant une convention précisant différentes clauses liées à la cessation des combats sur terre, sur mer et dans les airs, au retrait de troupes de certains territoires, au dépôt d’armes et de matériels de guerre, aux réparations ou aux compensations financières, aux pertes ou gains de territoires, aux contours des frontières, etc. Certains de ces éléments doivent être appliqués immédiatement après la signature de l’armistice, d’autres sont négociés au moment de la rédaction d’un traité de paix qui doit être ensuite ratifié.

Brest-Litovsk, décembre 1917

Depuis son entrée en guerre en août 1914, la Russie, qui fait déjà face à de fortes difficultés internes, accumule des défaites militaires, de lourdes pertes, une économie en baisse, etc. En février 1917, une révolution éclate et renverse le régime tsariste. En octobre de la même année, les bolcheviks prennent le pouvoir. Le 26 octobre 1917, Lénine annonce l’abolition de la diplomatie secrète et propose à tous les pays belligérants d’entamer des pourparlers « en vue d’une paix équitable et démocratique, immédiate, sans annexions et sans indemnités ». L’Allemagne accepte et le 26 novembre 1917, un cessez-le-feu est conclu entre l’Allemagne et la Russie. L’armistice est signé le 5 décembre 1917 et doit prendre effet le 15 décembre 1917 pour une durée de deux mois. Il est conclu entre les Puissances centrales (coalition constituée de l’Empire allemand, de l’empire austro-hongrois, de l’Empire ottoman et du royaume de Bulgarie) et le pouvoir bolchévique issu de la Révolution d’octobre. Dans les journaux de l’époque l’armistice porte le nom du lieu où il est signé, Brest-Litovsk. Le traité de paix signé en mars 1918 est également signé à Brest-Litovsk ce qui entraîne parfois une confusion entre les deux événements.

Des pourparlers de paix sont engagés, mais ils n’aboutissent pas à un accord, l’armistice n’est pas prolongé. Dès le 17 février 1918, les unités allemandes, austro-hongroises et ottomanes reprennent leur avance à l’intérieur du territoire russe. Le 3 mars 1918, la République russe bolchevique qui connaît de fortes dissensions internes et qui n’a pas les moyens d’affronter ses adversaires est contrainte de signer le traité de Brest-Litovsk, la paix infâme déclare Lénine. C’est la fin des combats sur le front de l’Est.

Les Soviétiques annulent le traité de Brest-Litovsk dès le 13 novembre 1918.

 

 

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