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11 - 09 - 2013

Histoire d’Armes bandeau épisode 23

Histoires d’Armes épisode 23 : au delà du combat/un objet de prestige

23image01 Histoires d’Armes épisode 23 : au delà du combat/un objet de prestige

Coffret de pistolets d’apparat, vers 1803-1804

LA MANUFACTURE DE VERSAILLES

23image02 300x294 Histoires d’Armes épisode 23 : au delà du combat/un objet de prestigeA sa fondation, en 1793, l’atelier de Versailles est un centre de production destiné à armer les troupes de la République. Nicolas-Noël Boutet (1761-1833) le transforme en une manufacture qui se fait rapidement connaître pour ses productions de grande valeur dont la qualité élève certaines armes au rang d’oeuvres d’art. Elle fournit des armes de luxe aux grands noms de l’armée française et se fait une spécialité des armes dites « de récompense » et « d’honneur », que Napoléon distribue aux soldats méritants.

 (A gauche : Portrait de Nicolas-Noël Boutet (1761-1833))

L’ARME COMME « MARQUEUR SOCIAL »

23image03 201x330 Histoires d’Armes épisode 23 : au delà du combat/un objet de prestige

Poignée et garde d’une épée d’honneur offerte au maréchal Foch

Le port d’une arme identifie généralement celui qui la détient comme un soldat ; la nature et la qualité de son décor lui permettent d’affirmer son pouvoir ou son rang social. Au Moyen-âge, les armes des puissants sont richement ornementées et constituent un butin recherché. A la Renaissance, les princes se font faire des armes ou des armures au luxe ostentatoire. Dans un souci égalitaire, la Révolution française abolit les décorations et récompenses qui renaissent pourtant en 1799 par l’institution d’armes d’honneurs attribuées aux soldats courageux. Toutefois, celles-ci ne désignent plus la qualité de leur porteur mais sa valeur. Parallèlement, cette période voit réapparaître le goût pour les armes de luxe, qu’elles soient le fait d’une dotation personnelle ou d’un cadeau. Cette mode perdure chez les officiers fortunés jusqu’au Second Empire.

Des armes d’apparat ou de récompense sont encore distribuées au XXe siècle aux soldats méritants ou aux chefs vainqueurs et font l’objet de cadeaux protocolaires.

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1 commentaire

  1. 7 février 2014 à 2h24

    Marianne Paris | boutetparis.com

    Très bel exemple de pièces de la manufacture de Versailles. Félicitations. Marianne Paris