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15 - 11 - 2016

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Rouget de Lisle & La Marseillaise : épisode 19

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Pendant la Seconde Guerre mondiale

La Marseillaise demeure l’hymne national pour l’État français comme pour la Résistance. Elle est interdite dans la zone occupée, mais reste autorisée dans la zone libre. Le chef de l’État, Philippe Pétain, conserve les couplets en harmonie avec l’idéologie du régime de Vichy – ceux qui contiennent les paroles Amour sacré de la patrie et Allons enfants de la patrie. L’hymne national est joué lorsque Pétain prononce un discours ou lorsqu’il se rend dans une ville. En 1941, François Darlan, chef du gouvernement de Vichy, restreint l’utilisation de La Marseillaise et du drapeau français, afin d’empêcher la Résistance de s’approprier les symboles nationaux. Une demande d’autorisation est exigée pour chanter l’hymne, sauf si un représentant du gouvernement est présent. Cela n’empêche pas les résistants condamnés à mort de la chanter devant le peloton d’exécution, comme les vingt-sept otages de Châteaubriant, dont le jeune Guy Môquet, le 22 octobre 1941. Les déportés ou les Français libres la chantent également avec d’autres chants comme le Chant des partisans de Joseph Kessel et Maurice Druon. Plusieurs journaux résistants clandestins utilisent le nom de La Marseillaise comme titre pendant cette période. En septembre 1944, après la Libération, le ministère de l’Éducation nationale édite une circulaire qui préconise d’apprendre le chant de La Marseillaise dans toutes les écoles.

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Ci-dessus, deux tracts appellent à la Résistance contre l’occupant allemand. Dons de Jean-Louis Crémieux-Brilhac. À voir dans les espaces Seconde Guerre mondiale du musée de l’Armée © Paris musée de l’Armée, dist. RMN-GP

Les deux tracts ci-dessus reprennent ou interprètent La Marseillaise de Rude. Les couleurs tricolores, la croix de Lorraine, emblème de la France Libre, ainsi que la première phrase du refrain de l’hymne national leur sont également communs. Ils ont été imprimés en Grande-Bretagne par le PWE – Political Warfare Executive – vers 1942, et apportés en France par le SOE – Special Operations Executive.

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© Fort-d’Ivry, Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (Ecpad)

De Gaulle chante…

La photographie ci-contre a été prise le 18 juin 1943. Le général de brigade Charles de Gaulle et le général d’armée Georges Catroux (1877-1969), gouverneur de l’Algérie de 1943 à 1944, chantent La Marseillaise devant le monument aux morts de la Grande Guerre à Alger, lors de la commémoration du troisième anniversaire de l’appel du 18 juin. Ils viennent juste de déposer une gerbe devant ce monument réalisé par le sculpteur Paul Landowski (1875-1961). De Gaulle prononce à cette occasion un autre discours radiodiffusé.

Lors de la libération de Paris, le général De Gaulle chante La Marseillaise en descendant les Champs-Élysées…
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De Gaulle écoute…

Le 4 février 1944, Charles de Gaulle et son épouse, Yvonne, assistent à un gala de bienfaisance au profit des enfants de France. Dans le théâtre de l’Empire à Alger, l’artiste Gisèle Grandpré (1912-2002), drapée dans le drapeau tricolore, est entourée par les membres de différentes communautés, vêtus de costumes traditionnels. Les photographies ci-contre ont été prises au moment ou Gisèle Grandpré chante La Marseillaise lors du tableau final. Le général, sa femme et tous les spectateurs sont debout lorsque l’hymne retentit.
 

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© Fort-d’Ivry, Ecpad

Les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2) réaffirment La Marseillaise comme hymne national. Depuis le 23 avril 2005 l’apprentissage de La Marseillaise a été rendu obligatoire à l’école primaire selon l’article L321-3 du Code de l’Éducation.

 

 

 

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