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24 - 03 - 2017

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La Fayette nous voilà ! : épisode 11

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Dans la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides le 23 juin 1917. © Paris musée de l’Armée, dist. RMN-GP image musée de l’Armée

La photographie ci-dessus, prise à l’Hôtel des Invalides, le 23 juin ,1917, montre Pershing et le général français Étienne Pelletier (1847-1927) qui l’a accueilli à Boulogne-sur-Mer et l’accompagne dans chacun de ses déplacements officiels. Ce dernier a été amputé du bras droit. Ils sont dans la cour d’honneur. Le général Niox, directeur du musée de l’Armée, commente les trophées pris aux Allemands et exposés dans la cour d’honneur depuis 1915.

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Arrivée de Pershing à Boulogne-sur-Mer. © Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Le 13 juin 1917, le général Pershing vient de débarquer de l’Invicta dont l’itinéraire avait été tenu secret pour des raisons de sécurité. Sur les quais du port de Boulogne-sur-Mer, il écoute et salue La Marseillaise.

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© Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Le 23 juin 1917, la cérémonie de remise des trophées dans la cour d’honneur se poursuit par un déjeuner aux Invalides chez le général Dubail, gouverneur militaire de Paris

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Affiche imprimée en France. © Bibliothèque de documentation internationale contemporaine

Pershing à cheval dirige ses troupes de fantassins dont deux soldats portent des drapeaux américains. Le dessinateur les présente comme les dignes successeurs des chevaliers ayant participé aux croisades, qui apparaissent à l’arrière-plan.

Arrivée des Américains en France

Black Jack débarque en France

John Joseph Pershing (1860-1948), surnommé Black Jack, est major général lorsque les États-Unis déclarent la guerre à l’Empire allemand. Après la mort subite du général Frederick Funston (1865-1917), il a été désigné par Wilson pour commander l’American Expeditionary Force. Le 13 juin 1917, Pershing, le capitaine George Patton (1885-1945) et 177 Américains débarquent à Boulogne-sur-Mer dans la liesse populaire.

Les instructions de Wilson sont de mettre sur pied une armée américaine indépendante et de terminer l’instruction des unités américaines, commencée en Amérique, sous la direction des unités combattantes françaises dans la zone des armées.

Pas d’amalgame

Malgré l’accord signé le 14 mai 1917 (cf. épisode 8), les Français comme les Britanniques tentent à plusieurs reprises d’amalgamer des Américains dans leurs troupes. Pétain par exemple remet cette question à l’ordre du jour après la défection russe au début du mois de décembre 1917, en déclarant publiquement J’attends les chars et les Américains. Pershing, suivant les directives de son gouvernement, refuse et Joffre le soutient en dépit de la colère de Clemenceau qui lui interdit à l’avenir de s’immiscer dans les relations franco-américaines. Pour Pershing et le gouvernement américain, leur armée doit être l’élément déterminant de la victoire et les soldats doivent être formés à l’offensive et non à la guerre de position comme le voudraient les Alliés.

Les relations avec le commandement français sont donc souvent tendues. Pershing obtient pourtant que les États-Unis soient associés au Commandement suprême formé par la France et la Grande-Bretagne. En 1918, Il se montre néanmoins favorable à l’unité de commandement et à la désignation de Ferdinand Foch comme chef unique interallié.

Après l’armistice, Pershing, poursuit son projet de structuration de l’armée américaine. En 1919, le Congrès lui décerne le titre de General of the Armies. Il reste à ce jour l’officier le plus haut gradé qui ait servi dans l’armée des États-Unis.

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