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2 - 08 - 2018

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« 1918, armistice(s) », épisode 2

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Clemenceau tient fermement le bras d’une femme coiffée du bonnet phrygien, allégorie de la France pour l’éloigner de Paris bombardée par des avions ennemis. © Paris, musée Clemenceau.

MA BA Armistices 0302 92x300 « 1918, armistice(s) », épisode 2Le prince Sixte de Bourbon de Parme en uniforme belge et décoré de la Croix de guerre française. © Paris, musée de l’Armée

Tentatives de paix

1917

Après en avoir proféré la menace, Bethmann Hollweg déclenche la guerre sous-marine à outrance le 1er février 1917. Le 3 février, Wilson rompt tout contact diplomatique avec l’Allemagne. Le 6 avril 1917, les États-Unis entrent en guerre aux côtés des Alliés. Le 17 juillet 1917, le Reichstag proclame lea Friedensresolution, une résolution de paix déposée par les députés Erzberger, David, Ebert et Scheidemann, qui exige une paix de conciliation afin de mettre fin à la guerre. Elle est acceptée par 216 voix contre 126.

1918

En avril 1918, l’affaire « Sixte » éclate et met un terme aux tentatives de paix de Charles Ier. En effet, Ottokar Czernin (1872-1932), ministre austro-hongrois des Affaires étrangères, qui tente de ralentir les négociations de son souverain et qui croit encore à une victoire militaire austro-allemande, prononce un discours devant le conseil municipal de Vienne. Il accuse la France d’avoir empêché toute négociation de paix en raison de la question brûlante de l’Alsace-Lorraine. Georges Clemenceau, président du Conseil et ministre de la Guerre français, fait alors publier la lettre secrète de l’empereur Charles Ier du 24 mars 1917 qui dément les propos de Czernin. Charles Ier est obligé d’abandonner les concessions faites à la France sur l’Alsace-Lorraine et la Belgique. En dépit de la situation préoccupante due aux grandes offensives allemandes de mars 1918, Clemenceau met ainsi fin aux négociations. Le ministre des Affaires étrangères américain, Robert Lansing, reproche à Clemenceau cet échec des négociations : « Si Clemenceau cherchait à prouver que Czernin était menteur, il a peut-être réussi, mais à quel prix ! Sa révélation a jeté l’Autriche dans les bras de l’Allemagne ».

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