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21 - 08 - 2018

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« 1918, armistice(s) », épisode 7

MA BA Armistices 0801 432x330 « 1918, armistice(s) », épisode 7

Carte permettant de situer le lieu de signature de chacun des sept armistices. Les pays mentionnés correspondent à une carte de 2018. © Paris, musée de l’Armée. Hachures vertes : Situation des fronts (ils sont positionnés à titre indicatif. Leur tracé a évolué au cours de la guerre).

MA BA Armistices 0802 289x300 « 1918, armistice(s) », épisode 7Chapeau d’un Alpini (chasseur alpin italien). L’uniforme et le chapeau sont présentés dans les espaces 1914-1918 du musée de l’Armée. © Paris, musée de l’Armée

MA BA Armistices 0803 300x203 « 1918, armistice(s) », épisode 7

MA BA Armistices 0804 300x201 « 1918, armistice(s) », épisode 7

Les journaux, qui manquent d’illustrations pour couvrir l’événement, publient une photographie de l’hôtel de Ville de Vienne et du Palais royal de Budapest. © Paris, musée de l’Armée

Armistices avant et après le 11 novembre 1918

Villa-Giusti, novembre 1918

Cet armistice est signé en Italie à Villa-Giusti, le 3 novembre 1918, avec effet le lendemain, 4 novembre à 15h. Il marque la fin des hostilités entre l’Empire austro-hongrois et les Alliés (France, Grande-Bretagne, Russie, que les Italiens ont rejoints le 26 avril 1915) et aboutit à la fin des combats sur le front italien.

Le 29 octobre 1918, les Autrichiens remettent aux Italiens une demande de cessez-le-feu que les combattants austro-hongrois appliquent sans attendre la signature. La Hongrie se sépare de l’Autriche le 31 octobre 1918. Le général Viktor Weber Edler von Webenau (1861-1932), chef de la délégation autrichienne, rencontre à Villa-Giusti la délégation italienne conduite par le général Pietro Badoglio (1871-1956). Les conditions d’armistices qui exigent la capitulation de l’Autriche-Hongrie ont été envoyées de Paris. Von Webenau refuse tout d’abord de les accepter, mais l’empereur Charles Ier d’Autriche, les ministres et les généraux ne parviennent pas à prendre de décision, alors il accepte. L’autorisation de l’empereur-roi arrive un peu plus tard. Les signataires sont des militaires, au nombre de sept pour chacun des commandements suprêmes, celui de l’armée autro-hongroise et celui de l’armée italienne.

Compiègne dit Rethondes, novembre 1918

Cet armistice est signé le 11 novembre 1918, vers 5h, dans la forêt de Compiègne.

Belgrade, novembre 1918

Une convention est conclue à Belgrade, le 13 novembre 1918, entre les Alliés, représentée par le général Franchet d’Espérey, et le nouveau gouvernement hongrois de Mihály Károlyi (la République démocratique hongroise est en fait proclamée le 16 novembre 1918). Les signataires sont pour les Alliés, le général Zivojin Michitch (1855-1921), chef d’état-major général de l’armée serbe, et le général Paul Henrys (1862-1943), commandant de l’Armée française d’Orient, et pour la Hongrie, Béla Linder, ancien ministre de la Guerre (démission le 9 novembre), ministre sans portefeuille. De nombreux articles de la convention font référence à la mise à disposition des Alliés de moyens de transport et de communication.

Pour en savoir plus : sur les clauses de ces armistices et conventions consultez le site http://mjp.univ-perp.fr/traites/1918salonique.htm qui reprend notamment des documents publiés par le ministère français des affaires étrangères : Guerre européenne. Document 1918. Conventions d’armistice passées avec la Turquie, la Bulgarie, l’Autriche-Hongrie.

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