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24 - 03 - 2015

100 ans de photographie aux armées, épisode 12 : photographe en opérations et en marge des opérations, Marc Flandrois

Engagé à 19 ans, Marc Flandrois combat en Corée et en Indochine avant de devenir photographe en Allemagne puis d’intégrer le service cinématographique des armées (SCA) en 1956. Reporter aguerri, il est parfaitement rôdé au déroulement d’une opération militaire.

Deux recrues du FLN faites prisonnières au cours d'une opération au nord-est de Guelma, dans le Beni-Mezzeline, lors de leur tentative de franchissement de la frontière tunisienne, Algérie, 28 mars 1958 © ECPAD / Marc Flandrois

Si les événements mentionnés dans les légendes du reportage ne font guère de doute, ils n’ont pourtant pas pu être saisis sur le vit. Ainsi, la photographie de deux prisonniers est manifestement préparée. La cisaille récupérée sur les lieux, qui constitue une pièce a conviction, a été déposée entre les mains d’un des hommes et l’image, ainsi composée, devient particulièrement explicite et peut faire l’objet d’un usage judiciaire ultérieur. Pourtant, c’est le sentiment d’une mise en scène qui s’en dégage, sensation amplifiée par la peur qu’expriment les visages.

Opération "Cisailles" à Oran : après le retrait des barbelés séparant la ville arabe de la ville européenne, on peut désormais circuler librement entre les quartiers, 24 novembre 1957 © ECPAD / Marc FlandroisDe cisailles il est aussi question ailleurs : à Oran en 1957, Flandrois photographie l’opération Cisailles, très médiatisée, qui doit abolir matériellement la frontière séparant les quartiers arabe et européen de la ville. Il prend le temps de capter tous les instants de l’événement, la découpe de la clôture en fil de fer barbeléOpération "Cisailles" à Oran : le panneau d'information d'un camion de l'action psychologique retient l'attention des riverains, 24 novembre 1957 © ECPAD / Marc Flandrois par les autorités puis le passage des habitants d’un quartier a l’autre. Non loin de l’ouverture, une camionnette de l’action psychologique informe sur le rôle de l’armée dans les villages et retient l’attention des riverains.

Marc Flandrois photographie à de très nombreuses reprises les opérations militaires mais aussi les villes, leurs habitants et le tissu urbain en mutation, comme sur la photo prise à Alger pendant les travaux du plan de Constantine.

L'habitat en Algérie, dans le cadre du plan de Constantine. D'importants chantiers sont lancés dans les banlieurs, en particulier à Alger ou les bidonvilles sont détruits afin d'y être remplacés par de grands ensembles © ECPAD / Marc Flandrois

 

Crédits photos : © ECPAD / Marc Flandrois

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1 commentaire

  1. 20 janvier 2016 à 12h02

    Flandrois |

    Bonjour, suis très surprise de tomber par hasard sur les photographies de mon père Marc Flandrois sur le net. Merci pour cet hommage pour lui, car aujourd'hui il n'est plus. Existe t il un ouvrage sur ce centenaire de la photographie des Armées ? Cordialement. Hildegarde Flandrois Bougon