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31 - 03 - 2015

100 ans de photographie aux armées, épisode 14 : l’attentat du Drakkar au Liban, le 23 octobre 1983, Joël Brun

La guerre civile au Liban dure depuis sept ans lorsque les Occidentaux interviennent à Beyrouth en 1982, dans le cadre d’une force de maintien de la paix placée sous l’égide de l’ONU.

Le corps d'une victime de l'attentat du poste Drakkar a été trouvé dans les décombres. La dépouille est sur le point d'être emmenée sur un brancard afin de procéder à l'identification puis à la mise en bière, Beyrouth, 25 octobre 1983 © ECPAD / Joël Brun

Des grues déblaient les décombres du poste Drakkar pendant que les soldats français recherchent les corps des victimes et leurs effets personnels, Beyrouth, 25 octobre 1983© ECPAD / Joël BrunLe dimanche 23 octobre 1983 au matin, l’immeuble Drakkar de huit étages qui abrite le poste français est visé par un attentat qui provoque la mort de 58 parachutistes français et de la famille libanaise du gardien. Dans la même journée, un deuxième attentat fait 250 victimes parmi les soldats de l’armée américaine.  Les brevets parachutistes et les plaques d'identité des cinquant-huit victimes de l'attentat du poste Drakkar ont été retrouvés dans les décombres de l'immeuble, Beyrouth, 25 octobre 1983© ECPAD / Joël BrunPendant quatre jours et quatre nuits, les sauveteurs fouillent les décombres de l’immeuble à la recherche de survivants et des corps des victimes.

Tel un opérateur de l’identité judiciaire, Joël Brun, photographe militaire, montre dans le détail le lieu de l’attentat, les opérations de fouille, l’extraction et l’évacuation des corps ainsi que la collecte des indices permettant d’identifier les victimes. Si la collecte des brevets parachutistes et des plaques d’identité a pu contribuer à l’identification, la photographie qu’en réalise Joël Brun revêt également une dimension symbolique d’hommage posthume.

Les gendarmes de la prévôté procèdent à l'identification des corps retrouvés dans les décombres du poste Drakkar. Equipés de masque à gaz, les gendarmes prennent les empreintes digitales des victimes et nettoient leurs plaies, Beyrouth, 25 octobre 1983© ECPAD / Joël Brun

Attribuée au Hezbollah ou à l’Iran, l’attaque donne lieu à des représailles militaires avec le bombardement aérien d’une caserne située dans la plaine de la Bekaa. Pourtant, le traumatisme est réel au sein du contingent français et le souvenir encore vif aujourd’hui, tant les causes et le mode opératoire de l’attentat sont difficiles à éclaircir. Les troupes occidentales quittent le Liban en 1984.

Crédits photos : © ECPAD / Joël Brun

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1 commentaire

  1. 23 novembre 2015 à 8h43

    téliko |

    ...Glisson dans cette vie, sans amertume et sans le bruit de la vengeance . Regardons ceux qui sont tombés, sans jamais les oubliés à nos côtés, ils sont à tous jamais , pour nous faire écouter une chanson où l'on entend ces mots ,laissons les pépins volés... VIVA LES PARAS !!!